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Les Républicains face à un dilemme parisien entre Barnier et Dati
La désignation du candidat LR pour la législative partielle dans la capitale cristallise les tensions internes, alors que deux figures majeures du parti s’affrontent.
Les Républicains s’apprêtent à trancher ce lundi entre Michel Barnier et Rachida Dati pour représenter le parti lors de la législative partielle dans la deuxième circonscription de Paris. L’ancien Premier ministre, soutenu par la direction du parti, fait face à la ministre de la Culture, qui menace de se présenter malgré tout, alimentant les rivalités au sein d’une formation déjà fragilisée.
La commission nationale d’investiture doit se prononcer en fin de journée, mais les jeux semblent déjà faits en faveur de Barnier. Pourtant, l’entourage de Rachida Dati maintient le suspense, laissant planer le doute sur une éventuelle candidature dissidente. Cette situation reflète les divisions persistantes au sein de LR, où les ambitions personnelles peinent à s’accorder avec la stratégie collective.
Les deux protagonistes se sont rencontrés dimanche soir sous l’égide de Bruno Retailleau, dans une tentative d’apaisement. Annie Genevard, présidente de la CNI, tente de minimiser les tensions en affirmant que les projets des deux élus – la mairie de Paris pour Dati, la législative pour Barnier – ne sont pas incompatibles. Mais les déclarations récentes de la ministre, accusant Barnier d’être manipulé par ceux qui « veulent la division », illustrent la persistance des dissensions.
La situation est d’autant plus délicate que les municipales de 2026 approchent. Certains proches de Rachida Dati, visée par une procédure judiciaire, redoutent que Barnier ne convoite lui aussi l’Hôtel de Ville, une hypothèse que l’intéressé dément. Pour l’heure, LR n’a officiellement soutenu aucun candidat pour la mairie de Paris, laissant le champ libre aux spéculations.
Jean-Pierre Lecoq, maire LR du 6e arrondissement et allié de Dati, estime qu’une sortie de crise est possible si Barnier apporte son soutien à la ministre pour les municipales. Du côté de l’ancien négociateur du Brexit, on assure qu’un dialogue est en cours, mais sans garantie de compromis.
Ces querelles internes risquent de profiter à l’opposition. La gauche, qui avait créé la surprise lors du dernier scrutin en se qualifiant pour le second tour, pourrait tirer parti de ces divisions. Les socialistes doivent désigner prochainement leur candidat, tandis que Thierry Mariani, du Rassemblement national, a déjà officialisé sa candidature dans cette circonscription historiquement ancrée à droite.
Dans un contexte politique déjà tendu, les Républicains doivent rapidement trouver une issue sous peine de voir leur crédibilité entamée. La balle est désormais dans le camp de la direction du parti, qui devra arbitrer entre unité et ambitions individuelles.
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