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Politique

Le gouvernement déploie un plan national pour sécuriser les déplacements des femmes

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_**Face à la hausse des agressions dans les transports, l’exécutif annonce une série de mesures axées sur la prévention, l’alerte et la formation des personnels.**_

Les autorités entendent renforcer la protection des femmes dans l’espace public, en particulier au sein des réseaux de transport. Un plan national, élaboré en concertation avec les opérateurs, les collectivités et les associations, doit être finalisé au début de l’année prochaine. Il prévoit notamment la mise en place d’un système d’alerte unifié, intégrant un bouton d’appel rapide au sein des applications mobiles des transporteurs, sur le modèle de dispositifs déjà testés dans plusieurs métropoles.

Ce projet s’accompagnera de la création d’un canal de communication direct entre les sociétés de transport et les forces de l’ordre pour un traitement plus rapide des signalements. La formation des agents en contact avec le public constitue un autre pilier de cette stratégie. L’objectif est de les préparer à identifier les situations de harcèlement ou d’agression et à accompagner les victimes de manière adaptée. Une attention particulière sera également portée à la féminisation des métiers du secteur, considérée comme un levier pour améliorer le sentiment de sécurité.

Ces annonces interviennent dans un contexte où les chiffres des violences sexuelles dans les transports communiqués par les services de police et de gendarmerie montrent une augmentation sensible. Les femmes restent très majoritairement les victimes de ces actes. En Île-de-France, une enquête récente indique qu’une large majorité de femmes déclare avoir été confrontée à ce type de situation au moins une fois dans sa vie.

Dans la région capitale, les efforts se concentrent sur un renforcement de la présence humaine, avec le doublement des effectifs d’une brigade spécialisée et l’augmentation des journées de présence de réservistes de la police. L’expérimentation de technologies de vidéoprotection dite intelligente, capable de détecter des comportements anormaux sans recourir à la reconnaissance faciale, est également à l’étude. Parallèlement, des aménagements comme des zones d’attente partagées, mieux éclairées et situées près des bornes d’appel, sont testés pour décourager les agressions.

La proposition de créer des wagons réservés aux femmes, relancée après un fait divers récent, a été écartée par les responsables politiques. Cette piste est jugée contre-productive, car elle reviendrait selon eux à entériner une forme de ségrégation plutôt qu’à s’attaquer aux causes du problème. La priorité affichée reste la dissuasion et la sanction des agresseurs, couplée à une meilleure prévention.

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