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Le FBI perquisitionne le domicile d’une journaliste du Washington Post

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_**Une opération fédérale jugée exceptionnelle par le quotidien, dans le cadre d’une enquête sur des fuites d’informations classifiées.**_

Les agents du Federal Bureau of Investigation ont procédé à une saisie de matériel informatique au domicile d’une reporter du *Washington Post*. Cette intervention, ordonnée par le ministère de la Justice, s’inscrit dans une instruction concernant la divulgation non autorisée de documents sensibles liés à la Défense. Le quotidien américain a qualifié cette démarche de particulièrement rare et intrusive.

La ministre de la Justice, Pam Bondi, a confirmé cette opération sur les réseaux sociaux. Elle a indiqué que l’action visait une journaliste ayant traité des informations classifiées obtenues illicitement. La responsable a précisé que l’individu soupçonné d’être à l’origine des fuites était déjà en détention. De son côté, le directeur du FBI, Kash Patel, a évoqué une enquête en cours sur la publication de données militaires protégées, sans fournir de détails complémentaires.

La journaliste concernée, Hannah Natanson, a vu ses équipements électroniques saisis, notamment ses ordinateurs et son téléphone. Selon le *Washington Post*, les enquêteurs lui ont signifié qu’elle n’était pas la cible principale de leurs investigations. Celles-ci se concentrent sur un ancien sous-traitant du Pentagone, Aurelio Perez-Lugones, inculpé pour détention illégale de documents secrets. Une audience doit statuer sur son maintien en détention.

Cette perquisition a suscité des réactions critiques dans les milieux politiques et médiatiques. Une ancienne responsable de la communication du ministère de la Justice a dénoncé sur les réseaux sociaux la levée de protections qui empêchaient auparavant ce type de procédure à l’encontre de journalistes. Elle a estimé que cette évolution pouvait s’avérer préoccupante pour la liberté de la presse.

Parallèlement, le ministère de la Défense avait instauré à l’automne dernier de nouvelles règles contraignantes pour les journalistes accrédités, les obligeant à obtenir une autorisation préalable pour traiter certaines informations. La majorité des grands médias, dont le *New York Times* et l’AFP, avaient alors quitté leurs bureaux au Pentagone en signe de protestation.

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