Économie
L’Assurance maladie tire la sonnette d’alarme sur le poids financier des nouveaux traitements
La facture des médicaments récents, particulièrement onéreux, grève de plus en plus les comptes de la sécurité sociale, suscitant des interrogations sur la soutenabilité du modèle.
L’Assurance maladie constate une augmentation significative des dépenses liées aux médicaments, portée par le coût élevé des traitements les plus récents. Alors que la consommation en volume n’a progressé que modérément ces dernières années, le montant des remboursements a, lui, connu une forte hausse. En 2024, les sommes effectivement versées après négociation avec les laboratoires ont atteint 27,2 milliards d’euros, soit une progression de plus de 7% sur un an.
Cette inflation est principalement attribuable à une catégorie spécifique de produits. Les médicaments dits innovants, bien que représentant une part infime des volumes prescrits, pèsent désormais de façon considérable sur le budget. Leur coût annuel moyen par patient s’élève à plusieurs milliers d’euros, formant un contraste saisissant avec celui des traitements plus anciens. Une vingtaine de spécialités affichent désormais un prix catalogue dépassant les 100 000 euros par patient et par an, un seuil qui n’était franchi que par un seul produit il y a une décennie.
Parmi ces traitements, certains anticancéreux atteignent des niveaux de remboursement records, dépassant le milliard d’euros annuel. Parallèlement, des médicaments extrêmement coûteux destinés à des maladies rares, parfois prescrits à quelques dizaines de patients seulement, font également partie de cette tendance. Les responsables de l’Assurance maladie reconnaissent la valeur thérapeutique de ces avancées pour répondre à des besoins médicaux non couverts, mais pointent un enjeu de soutenabilité financière pour le système de santé.
Ils soulèvent également une question cruciale concernant la définition même de l’innovation. Une partie des médicaments récemment mis sur le marché et encore protégés par un brevet n’apporterait, selon leurs analyses, qu’une amélioration thérapeutique minime, voire aucune, par rapport aux traitements existants. Pourtant, leur coût contribue à alourdir la facture globale. Cette situation intervient dans un contexte de prochaines négociations sur le cadre réglementaire des prix des médicaments remboursables, où les positions entre régulateurs et industriels pourraient s’avérer distinctes.
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