Nous rejoindre sur les réseaux

News

L’administration Trump ordonne la destruction de millions de contraceptifs, la polémique enfle

Article

le

Une décision politique aux conséquences humanitaires, vivement critiquée par les défenseurs des droits des femmes.

L’exécutif américain a pris la décision controversée de détruire un stock important de contraceptifs, principalement des stérilets et des implants, d’une valeur estimée à près de 10 millions de dollars. Ces produits, initialement destinés à des programmes d’aide internationale, notamment en Afrique subsaharienne, sont actuellement entreposés en Belgique et devraient être incinérés en France dans les prochaines semaines.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la politique restrictive menée par l’ancien président Donald Trump en matière de santé reproductive. Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il avait rétabli la « politique de Mexico », interdisant le financement d’organisations soutenant l’avortement. Les autorités américaines justifient aujourd’hui cette destruction par le respect de cette doctrine, bien que les contraceptifs concernés aient une durée de validité s’étendant jusqu’en 2031.

Plusieurs ONG et associations féministes ont exprimé leur indignation, qualifiant cette décision de gaspillage inacceptable et de recul pour les droits des femmes. Des propositions alternatives, comme la reprise et la redistribution des stocks par des organisations spécialisées, ont été rejetées par Washington. En Belgique, le gouvernement tente encore d’éviter cette issue par des démarches diplomatiques.

En France, où les produits doivent être détruits, des appels pressants ont été lancés à l’adresse du président Emmanuel Macron pour qu’il intervienne. Des élus et responsables associatifs estiment que le pays, qui a constitutionnalisé le droit à l’avortement, ne peut rester passif face à une mesure contraire à ses valeurs. L’Élysée, sollicité, n’a pour l’heure pas réagi.

Cette affaire relance le débat sur l’influence des positions américaines en matière de santé reproductive à l’échelle internationale, tandis que les critiques dénoncent une instrumentalisation politique au détriment des femmes les plus vulnérables.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus