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La moitié des pharmacies françaises menacées de fermeture

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Les professionnels du secteur s’alarment des conséquences d’une réforme gouvernementale sur leurs marges, mettant en péril leur équilibre financier.

Le gouvernement a décidé de réduire progressivement les remises commerciales accordées aux pharmacies sur les médicaments génériques, passant de 40 % à 20 % d’ici 2027. Cette mesure, destinée à réaliser des économies dans le budget de la santé, suscite une vive opposition parmi les pharmaciens, qui y voient une menace directe pour la viabilité de leurs officines. Selon une étude récente, plus de la moitié d’entre elles pourraient disparaître si cette réforme était appliquée.

Les professionnels soulignent que ces marges leur permettent de financer des services essentiels, comme la préparation des traitements pour les établissements médico-sociaux ou la vaccination. Sans elles, de nombreuses pharmacies seraient contraintes de réduire leurs effectifs ou de cesser leur activité. Certains estiment que la perte pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros par an, une somme critique pour des structures souvent fragiles financièrement.

Face à cette situation, les syndicats ont appelé à une mobilisation générale. Plusieurs actions sont prévues, dont des fermetures symboliques et une grève du tiers payant. Les pharmaciens réclament le retrait pur et simple de cette mesure, qu’ils jugent inéquitable et dangereuse pour l’accès aux soins.

Cette contestation s’inscrit dans un contexte plus large de tensions autour des dépenses de santé. Une autre proposition, visant à faire payer directement aux patients leur participation financière en pharmacie, suscite également des craintes. Les professionnels redoutent que cette mesure ne pénalise les personnes les plus vulnérables, notamment les patients atteints de maladies chroniques ou les personnes âgées.

La profession, déjà sous pression, alerte sur les risques d’une désertification médicale accrue si ces réformes sont mises en œuvre sans concertation. Les prochains mois s’annoncent décisifs pour l’avenir des officines en France.

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