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La Maison Blanche face à l’intransigeance groenlandaise et danoise

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_**À la veille d’un entretien crucial, l’administration américaine maintient ses revendications sur le territoire arctique, suscitant une ferme opposition de Copenhague et de Nuuk.**_

L’exécutif américain a réaffirmé, ce mercredi, sa volonté de placer le Groenland sous son contrôle. Le chef de l’État a justifié cette exigence par des impératifs de sécurité nationale, la présentant comme une condition essentielle à la réalisation d’un vaste programme de défense antimissile. Il a également suggéré que l’Alliance atlantique devrait faciliter cette acquisition, une position susceptible de provoquer des tensions au sein de l’organisation.

Cette déclaration intervient à quelques heures d’une rencontre à Washington entre des responsables américains et une délégation conjointe danoise et groenlandaise. Les discussions s’annoncent complexes, les positions semblant irréconciliables. Le gouvernement du Danemark, dont dépend le territoire autonome, a catégoriquement rejeté toute idée de cession. Pour apaiser les critiques concernant la défense de l’Arctique, Copenhague a néanmoins annoncé un renforcement de sa présence militaire sur place et des consultations avec l’Otan.

La visite du vice-président américain au Groenland, au printemps dernier, avait déjà envenimé les relations. Ses propos critiques à l’encontre de l’engagement danois dans la région avaient été perçus comme une provocation. Depuis son retour au pouvoir, l’actuel président américain évoque régulièrement la possibilité de s’approprier cette île stratégique, arguant de la nécessité de contrer l’influence croissante de Moscou et de Pékin dans le Grand Nord.

Face à ces pressions persistantes, les autorités groenlandaises ont réaffirmé avec force leur attachement à leur statut. Le chef du gouvernement local a exclu toute intégration aux États-Unis, soulignant la solidité des liens avec le Danemark. La Première ministre danoise a, pour sa part, dénoncé des méthodes de pression qu’elle juge inacceptables de la part d’un allié historique. Elle rappelle les investissements substantiels consentis par son pays pour sécuriser la zone arctique.

La communauté européenne affiche son soutien à Copenhague. Plusieurs dirigeants ont averti que toute remise en cause de la souveraineté danoise aurait des répercussions profondes et étendues, tandis que la Commission européenne a garanti son soutien aux populations groenlandaises. Une délégation parlementaire américaine, majoritairement démocrate, doit se rendre prochainement au Danemark pour exprimer sa solidarité, certains sénateurs jugeant contre-productives les menaces répétées de la Maison Blanche.

Des observateurs estiment que la réunion de Washington pourrait déboucher sur une impasse si la partie américaine refuse tout compromis. La situation est décrite comme une crise géopolitique majeure, testant la résilience des alliances transatlantiques. L’issue des discussions pourrait redéfinir les équilibres stratégiques dans une région arctique de plus en plus convoitée.

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