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La France interdit le territoire à dix activistes britanniques d’extrême droite
La mesure, prise par le ministère de l’Intérieur, vise des individus accusés d’agir violemment contre des migrants sur le littoral du nord de la France. Leur mouvement dénonce une décision « scandaleuse ».
Le gouvernement français a prononcé des interdictions de territoire à l’encontre de dix ressortissants britanniques, membres du mouvement d’extrême droite Raise the Colours. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir mené des actions violentes envers des personnes migrantes dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. L’information a été confirmée par le ministère de l’Intérieur, qui justifie cette décision par la nécessité de préserver l’ordre public.
Les autorités françaises ont été alertées à plusieurs reprises sur la présence de ces activistes le long du littoral. Leurs agissements incluraient notamment la destruction d’embarcations de fortune utilisées pour la traversée de la Manche, ainsi que des activités de propagande filmées et diffusées en ligne. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a rappelé sur les réseaux sociaux que les actions incitant à la haine ou recourant à la violence étaient incompatibles avec les principes de l’État de droit français.
Le mouvement Raise the Colours a vivement réagi, qualifiant ces interdictions d’« absolument scandaleuses ». Il accuse parallèlement les autorités françaises de ne pas agir avec la même fermeté concernant la présence de migrants dans la région de Calais. À l’inverse, des associations d’aide aux exilés ont salué une décision jugée nécessaire, tout en estimant qu’elle intervenait avec un certain retard. Elles rapportent des témoignages faisant état d’agressions physiques et décrivent des profils militants aux affiliations extrémistes.
Une enquête judiciaire est en cours suite à des faits de violences aggravées survenus en septembre dernier à Grand-Fort-Philippe, près de Dunkerque. Quatre individus arborant des drapeaux britanniques y avaient agressé des migrants. Bien que Raise the Colours ait nié toute implication, ces événements ont contribué à renforcer la vigilance des pouvoirs publics et des organisations humanitaires.
Ce contexte intervient alors que les traversées de la Manche demeurent un sujet de tension entre Paris et Londres. Un accord bilatéral signé récemment organise des transferts réciproques de migrants entre les deux pays. Parallèlement, le mouvement Raise the Colours a évoqué sur les réseaux sociaux le projet d’une opération « massive » en France pour l’année 2026, une perspective qui inquiète les acteurs de terrain et les oblige à maintenir leur vigilance.
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