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Économie

La Confédération paysanne investit le ministère de l’Agriculture

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Une centaine de militants syndicaux ont pénétré dans une annexe du ministère de l’Agriculture à Paris, mercredi, pour dénoncer la politique agricole du gouvernement et l’influence jugée excessive de la FNSEA.

Une centaine d’agriculteurs affiliés à la Confédération paysanne ont mené une action symbolique en pénétrant dans une dépendance du ministère de l’Agriculture, située dans le 7e arrondissement de Paris. L’occupation, qui a duré environ une heure, a pris fin avec l’intervention des forces de l’ordre. Une vingtaine de personnes ont été interpellées, dont les trois porte-parole nationaux du syndicat.

À l’intérieur de l’enceinte administrative, les manifestants ont déployé une banderole exprimant leur revendication centrale, à savoir la possibilité de vivre dignement de leur métier. Des agriculteurs venus des territoires d’outre-mer se sont joints au mouvement pour afficher une solidarité entre producteurs et critiquer la répartition des aides publiques, qu’ils estiment trop favorable à certaines exploitations et grands groupes agro-industriels.

Les responsables syndicaux présents ont vivement critiqué la relation qu’ils qualifient de cogestion entre le ministère et la FNSEA, le principal syndicat agricole. Ils ont réclamé une forme de décolonisation de l’agriculture, dénonçant une influence qu’ils jugent disproportionnée sur l’élaboration des politiques publiques. Cette action intervient au lendemain d’annonces gouvernementales concernant une future loi d’urgence agricole, perçue comme une réponse directe aux demandes portées par la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs.

Les porte-parole de la Confédération paysanne ont exprimé leur sentiment d’inégalité de traitement. Ils ont comparé l’accueil réservé aux récentes manifestations de la FNSEA, avec des rencontres au plus haut niveau de l’État, à leur propre expérience, qu’ils décrivent comme systématiquement marquée par la répression policière. Ils ont notamment évoqué les interpellations de deux de leurs représentants survenus quelques jours plus tôt près de l’Arc de Triomphe.

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