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Économie

La colère monte dans la fonction publique turque face à l’érosion du pouvoir d’achat

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Des centaines d’agents de l’État ont manifesté à Ankara pour exiger une revalorisation salariale urgente, leurs revenus étant désormais inférieurs au seuil de pauvreté officiel.

Malgré une augmentation de près de 19% accordée au début de l’année, les salaires des fonctionnaires ne suivent pas la hausse des prix. Les représentants syndicaux estiment que la majorité des employés publics vivent désormais sous le seuil de pauvreté. La principale confédération du secteur réclame une augmentation supplémentaire de 20% pour compenser l’inflation, dont le taux officiel s’établit à environ 31% sur un an.

Le salaire minimum dans la fonction publique, primes comprises, atteint désormais environ 62 000 livres turques. Cependant, pour un foyer de quatre personnes, le seuil de pauvreté est évalué à plus de 98 000 livres. Cet écart rend la situation particulièrement difficile pour les nombreuses familles qui dépendent d’un seul revenu. Les loyers, dont la flambée est régulièrement pointée du doigt, absorbent une part croissante des budgets.

Les statistiques officielles sur l’inflation font l’objet de vives contestations. Un institut de recherche indépendant évalue en effet la hausse des prix à plus de 56% sur l’année écoulée. Les syndicats dénoncent une forme de déni de la part des autorités, qui continueraient de fonder leur politique salariale sur des données sous-évaluées. Cette situation, selon eux, condamne les agents publics à des conditions de vie de plus en plus précaires.

Les témoignages recueillis sur place illustrent les difficultés quotidiennes. Des enseignants aux employés municipaux, nombreux sont ceux qui affirment ne plus pouvoir assumer les dépenses essentielles, qu’il s’agisse de se vêtir décemment ou de se loger dans les grands centres urbains. Le mouvement de protestation vise à rappeler au gouvernement que les fonctionnaires, financés par l’impôt, attendent une juste redistribution des ressources de l’État.

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