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La bataille parisienne s’annonce serrée entre Dati et Barnier

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Deux poids lourds des Républicains s’affrontent dans la deuxième circonscription de la capitale, révélant les fractures internes du parti.

La course à la législative partielle dans le centre de Paris prend des allures de duel fratricide au sein des Républicains. Rachida Dati, ministre de la Culture et maire du VIIe arrondissement, a confirmé lundi sa candidature, malgré l’investiture officielle du parti accordée à Michel Barnier. L’ancien Premier ministre, entré en lice il y a quinze jours, a été désigné à l’unanimité par la commission nationale d’investiture, une décision qui n’a pas apaisé les tensions.

La maire de l’arrondissement concerné par le scrutin n’a pas caché son mécontentement. Dans un entretien accordé avant la réunion des instances du parti, elle a fustigé ce qu’elle considère comme un « parachutage » motivé par des ambitions personnelles. « Cette élection ne peut pas servir qu’à porter les projets présidentiels de Michel Barnier », a-t-elle déclaré, soulignant son ancrage local face à un rival perçu comme extérieur au terrain.

De son côté, l’ancien négociateur du Brexit a adopté un ton conciliant, affirmant être candidat « avec tout le monde » plutôt que contre quiconque. Les dirigeants LR tentent toutefois de limiter les dégâts en esquissant une répartition des rôles. La commission a reconnu que Rachida Dati était « la mieux placée » pour mener la bataille des municipales en 2026, confiant à Agnès Evren, présidente de la fédération parisienne, le soin de préparer une liste commune.

Cette élection partielle, provoquée par l’inéligibilité du député sortant Jean Laussucq, pourrait cependant tourner au casse-tête pour la majorité présidentielle. Certains alliés d’Emmanuel Macron ont critiqué l’absence de coordination entre Renaissance et les Républicains, alors que la circonscription était jusqu’ici détenue par la coalition au pouvoir.

À gauche, où l’on avait créé la surprise en accédant au second tour lors des dernières législatives, on observe ces divisions avec intérêt. Les socialistes, qui doivent désigner prochainement leur candidat, pourraient tirer profit d’une droite divisée.

Parallèlement, les Républicains ont officialisé leurs investitures pour deux autres scrutins partiels cet automne, dans le Tarn-et-Garonne et pour les Français de l’étranger. Mais c’est bien à Paris que se joue la partie la plus symbolique, cristallisant les rivalités et les recompositions à venir au sein de la droite.

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