Frontignan
Frontignan-Plage : face à l’érosion, Thibaut Cléret Villagordo choisit la défense plutôt que le repli


Lors d’une réunion publique le 19 février à Frontignan Plage, Thibaut Cléret Villagordo a posé les bases de sa vision du littoral. Face à ce qu’il considère comme une résignation organisée, le candidat aux municipales assume une ligne offensive et affirme qu’il ne sera pas « le maire qui accompagne l’effacement de Frontignan ».
La mer s’invite désormais au cœur du débat politique. Devant les habitants de Frontignan Plage, Thibaut Cléret Villagordo a choisi de placer la campagne sur un terrain identitaire. Selon lui, le quartier souffre d’un manque de cap clair et d’une forme d’acceptation progressive de l’érosion. Il rejette cette logique. « Le rôle d’un maire est de défendre son territoire, pas d’en organiser le repli », affirme-t-il, refusant l’idée que la relocalisation ou la disparition progressive de certaines zones seraient inéluctables.
Son raisonnement repose sur un principe qu’il martèle. L’érosion est une réalité, mais elle ne doit pas devenir un prétexte à l’abandon. Il évoque des solutions techniques déjà mises en œuvre ailleurs sur le littoral méditerranéen, renforcement des épis, rechargement maîtrisé en sable, dispositifs de protection adaptés aux spécificités locales. À ceux qui pointent le coût de ces investissements sur vingt ans, il oppose une question qu’il juge centrale. A-t-on réellement mesuré le prix de l’abandon ? Rachat des habitations, démolition, déplacement des réseaux, reconstruction ailleurs, perte d’attractivité. Selon lui, le coût humain et patrimonial serait sans commune mesure.
Au-delà du trait de côte, le candidat aborde aussi les tensions d’usage autour de l’étang d’Ingril. Le conflit entre pêcheurs et pratiquants de kitesurf, devenu récurrent, serait selon lui le symptôme d’un manque d’arbitrage municipal. Il prend position clairement en faveur du maintien et du développement du kitesurf, qu’il souhaite ériger en vitrine touristique, tout en affirmant que les pêcheurs doivent pouvoir exercer leur activité sereinement. « C’est au maire d’imposer un cadre. Pas de laisser s’installer un conflit permanent », insiste-t-il, promettant des règles claires et appliquées.
Sur le dossier de l’Aire Maritime Protégée, Thibaut Cléret Villagordo fixe ce qu’il qualifie de ligne rouge. Il dit refuser toute décision administrative qui ferait des professionnels de la pêche une variable d’ajustement environnementale. Protéger le milieu naturel, oui. Fragiliser ceux qui vivent du territoire, non. Là encore, il oppose une posture de défense à ce qu’il décrit comme une gestion trop prudente.
Sa vision pour Frontignan Plage s’articule autour d’une ambition de développement maîtrisé. Valorisation des sports de glisse, création d’un spot de plongée attractif, renaturation ciblée de certains secteurs, réorganisation du stationnement, renforcement du nettoyage et de l’entretien des voiries. Il évoque également le lancement d’études sur l’adaptation des infrastructures, dont la possibilité de routes surélevées, ainsi qu’un schéma directeur pour l’assainissement. L’objectif affiché est un quartier organisé, attractif et vivant toute l’année.
En conclusion, le candidat assume une lecture politique du scrutin à venir. « Le vrai choix en 2026 n’est pas technique. Il est politique. Soit nous acceptons le déclin organisé. Soit nous reprenons la main. » En se positionnant comme celui qui « défendra » Frontignan face à la mer et aux décisions administratives, Thibaut Cléret Villagordo cherche à incarner une ligne volontariste. Reste à savoir si cette posture offensive convaincra des habitants partagés entre attachement au littoral et conscience des contraintes climatiques.
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Oui-bis
4 mars 2026 at 16 h 08 min
C’est ce qui s’appelle surfer sur la vague, ou le vague, vers l’horizon incertain du temps qui passe..
Geronimo
5 mars 2026 at 18 h 47 min
Le maire ex-directeur du CCASSOS, ex-bras droit du dernier maire, socialiste lui aussi, a su pendant sa mandature faire proliférer les kebabs route de la Mosquée à l’entrée nord de la ville. A l’entrée est, c’est le Boulevard des Zombies républicains, qui voit divaguer des hordes de pue-la-pisse à chiens 8.6 à la main, à la recherche de leur dose, non sans avoir auparavant racketé les pauvres gens aux entrées des commerces, car vous comprenez les allocs socialistes aux faux handicapés, ca ne suffit pas. Vous l’avez compris, à Frontignan vous devrez payer et encore payer, des taxes foncières exorbitantes pour un personnel de mairie pléthorique inversement proportionnel à son efficacité. C’est le système clientéliste socialiste Arrouy qui consiste en l’achat de voix contre petits services municipaux en famille.
Monsieur Villagordo doit apporter des réponses claires avant son positionnement au second tour des municipales.
COURAGEUX
8 mars 2026 at 16 h 33 min
Posture courageuse (et il est quasiment le seul ?) de vouloir – s’adapter et résister – à la montée des eaux et à l’érosion du littoral, quand de nombreux élus et candidats (tous ?) se contentent de faire de la communication aux résidents, des réunions entre eux, des organismes inutiles … du vent quoi.
Oui, il faut faire des projets d’aménagements, les chiffrer et décider de les faire ou pas (c’est cher et il faudra prioriser avec les autres dépenses des communes, agglo, région, état, Europe) : brise-lames, digues, épis, récifs / boudins immergés, dragage et engraissage, relèvements / déplacements de voirie, etc. !
Le Lido de Sète y a eu droit, et cela fonctionne plutôt pas mal… avec le coût d’entretien (et d’évolution à terme) qui va avec, évidement.