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Crise de gouvernance au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême
La proposition de collaboration entre les deux structures candidates n’a pas apaisé les tensions, plusieurs organisations professionnelles maintenant leur appel au boycott de l’édition 2026.
L’association propriétaire du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a opté pour une solution de compromis en suggérant un rapprochement entre l’actuel organisateur, 9eArt+, et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image. Cette décision intervient après un appel à projets concernant la gestion de l’événement au-delà de 2028. Les deux entités doivent présenter un projet commun avant le 20 novembre prochain.
L’association justifie cette orientation par la recherche d’une gestion plus transparente et par la volonté d’associer davantage les financeurs publics à la gouvernance du festival. Elle affirme également que l’actuel délégataire a fourni des garanties concernant le départ de son délégué général, Franck Bondoux, dont la gestion fait l’objet de vives critiques.
Cette proposition n’a cependant pas convaincu les représentants des auteurs. Le Syndicat national des auteurs et compositeurs ainsi que le Syndicat des travailleurs artistes-auteurs ont confirmé leur appel au boycott de la prochaine édition programmée pour janvier 2026. Une pétition en ligne recueille déjà près de 2 300 signatures, soutenue par d’éminents créateurs dont la lauréate du Grand Prix 2025 Anouk Ricard.
Les détracteurs dénoncent une manœuvre visant à reconduire indirectement l’actuel organisateur et estiment que l’association cherche simplement à gagner du temps. Les tensions remontent au dernier festival, où 9eArt+ avait été accusé dans la presse d’opacité financière et de pratiques managériales contestables, des allégations ayant conduit à l’ouverture d’une information judiciaire.
Du côté des institutions, les collectivités territoriales cofinançant l’événement à hauteur de 40% ont pris acte de la proposition tout en exprimant leur souhait de tourner une nouvelle page. Patrick Mardikian, président de la Cité internationale de la bande dessinée, s’est dit ouvert à une collaboration mais souligne la nécessité d’une réorganisation approfondie, jugeant le calendrier actuel difficilement tenable.
Franck Bondoux, pour sa part, affirme sa volonté de dialoguer avec ses détracteurs et réitère son intention de quitter ses fonctions en 2028. La situation demeure donc incertaine, la recherche d’un équilibre entre continuité et renouveau continuant de diviser la communauté de la bande dessinée.
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