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Raphaël Enthoven blanchi après ses accusations contre La France insoumise

Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que les propos du philosophe, qui qualifiait le mouvement de « passionnément antisémite », relevaient de la liberté d’expression dans le cadre d’un débat d’intérêt général.
Le philosophe Raphaël Enthoven a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire d’injure publique le visant. Il était poursuivi pour avoir décrit La France insoumise comme un « mouvement détestable, violent, complotiste, passionnément antisémite » dans un message publié sur le réseau social X en mai 2024. Les magistrats ont considéré que ces formulations n’excédaient pas les limites permises en matière de liberté d’expression.
La publication litigieuse intervenait après l’agression subie par Raphaël Glucksmann, alors chef de file d’une liste aux européennes, lors d’une manifestation à Saint-Étienne. Des individus identifiés comme proches de La France insoumise avaient été pointés du doigt dans cet incident, un militant local arborant un drapeau du mouvement ayant même reconnu sa participation aux faits. Le tribunal a souligné que les propos d’Enthoven s’inscrivaient dans un débat plus large sur la responsabilité de certains courants politiques dans la propagation de discours violents ou antisémites.
La justice a également rappelé que ce débat public trouvait son origine dans une série de polémiques récurrentes concernant les positions et les agissements de membres de La France insoumise, régulièrement accusés de tenir des discours extrêmes ou complotistes. En se prononçant pour la relaxe, les juges ont estimé que l’intervention du philosophe, bien que sévère, participait d’une discussion légitime sur des questions d’intérêt général.
À l’issue de l’audience, Raphaël Enthoven a salué une décision qui, selon lui, consacre le droit de qualifier La France insoumise d’organisation antisémite dans le cadre d’une opinion politique. Il a affirmé que désormais, tenir un tel discours relevait du débat démocratique et non de l’infraction pénale.

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