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Une mère séparée de son nourrisson après une expulsion du Bélarus

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Le parcours migratoire d’une jeune Guinéenne a conduit à une situation personnelle dramatique. Contrainte de quitter le territoire biélorusse, elle a dû laisser derrière elle sa fille, placée dans un orphelinat.

Mariam Soumah, âgée de vingt-trois ans, vit aujourd’hui à Conakry, loin de sa fille Sabina, qui vient de fêter son premier anniversaire. L’enfant réside actuellement dans un établissement d’accueil à Minsk, sans que sa mère n’ait pu la récupérer. Cette séparation fait suite à l’expulsion de la jeune femme du territoire biélorusse il y a plusieurs mois, une décision dénoncée par plusieurs organisations internationales.

Originaire de Guinée, où les conditions économiques sont difficiles, Mariam Soumah avait entrepris un voyage vers le Bélarus dans l’espoir de rejoindre ensuite l’Union européenne. Elle avait obtenu un visa étudiant pour entrer légalement dans le pays. Les circonstances ont basculé lorsqu’elle a donné naissance à une petite fille prématurée, nécessitant des soins intensifs. Peu après cet épisode, les autorités locales lui ont interdit tout contact avec son enfant, invoquant des frais médicaux impayés s’élevant à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

La situation s’est ensuite compliquée sur le plan administratif. La jeune mère, en situation irrégulière après le refus de renouvellement de son visa, a été placée en détention. Malgré ses supplications pour ne pas être séparée de sa fille, elle a finalement été escortée jusqu’à un avion à destination d’Istanbul, sans que l’enfant ne l’accompagne. Depuis son retour forcé en Guinée, les contacts se limitent à de rares appels vidéo.

Plusieurs instances, dont des experts des Nations unies, se sont dites préoccupées par ce cas. Elles soulignent l’absence de décision judiciaire officielle retirant les droits parentaux à la mère, condition nécessaire pour justifier une telle séparation. L’ambassade de Guinée en Russie, compétente pour le dossier, affirme suivre l’affaire et avoir demandé des explications aux autorités biélorusses, qui n’ont pour l’instant pas répondu aux sollicitations.

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