Faits Divers
Trente ans de réclusion pour l’assassinat de Nadège Desnoix, trente-et-un ans après les faits
Près de trois décennies après la mort de l’adolescente, la cour d’assises de l’Aisne a condamné Pascal Lafolie à la peine maximale. Le verdict est intervenu à l’issue d’un procès très attendu, qui a ravivé la douleur des proches de la victime.
Pascal Lafolie, âgé de 58 ans, a été reconnu coupable du meurtre de Nadège Desnoix, une lycéenne de 17 ans retrouvée morte en mai 1994 sur un chemin menant à son établissement scolaire à Château-Thierry. La sentence de trente ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté des deux tiers, correspond aux réquisitions du ministère public. Cette affaire figurait parmi les plus anciennes non résolues à avoir donné lieu à un procès en France.
À l’annonce du jugement, les membres de la famille de la jeune fille, présents durant toute l’audience, ont manifesté une vive émotion. Vêtus de T-shirts à l’effigie de Nadège, ils ont accueilli la décision avec un mélange de soulagement et de larmes. Son frère, William Desnoix, a déclaré ressentir une forme d’apaisement après une procédure qu’il a qualifiée d’extrêmement éprouvante.
L’avocat de la famille, Me Gérard Chemla, s’est félicité de la sévérité de la peine, y voyant la reconnaissance sans ambiguïté de la culpabilité et de la dangerosité de l’accusé. Il a toutefois exprimé des réserves quant aux conséquences pratiques de la condamnation, craignant une libération anticipée de Pascal Lafolie et pointant le risque qu’il représente, selon lui, pour la société.
L’instruction avait longtemps piétiné avant qu’une avancée décisive n’intervienne en 2021. Des analyses ADN ont alors établi un lien entre un prélèvement effectué sur Pascal Lafolie dans le cadre d’une autre affaire et des traces génétiques retrouvées sur un accessoire porté par la victime au moment des faits.
Lors des débats, l’accusé a maintenu ne garder aucun souvenir du meurtre, après avoir initialement reconnu les faits puis s’être rétracté. Le portrait dressé par l’accusation fut celui d’un individu manipulateur et violent, présentant une intolérance marquée à la frustration. Son avocate a pour sa part évoqué un parcours de vie chaotique et une personnalité profondément perturbée.
Pour la mère de Nadège Desnoix, représentée par Me Arnaud Miel, ce verdict marque l’aboutissement d’un long combat. L’avocat a rappelé que le père de la jeune fille était décédé sans avoir connu l’issue judiciaire, accablé par le chagrin. Il a également laissé entendre que d’autres investigations pourraient concerner Pascal Lafolie, suggérant que d’éventuelles autres victimes n’avaient pas encore été identifiées.
La défense a indiqué que son client envisageait de faire appel de cette décision.
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