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Économie

L’industrie navale française, un rempart dans un monde en ébullition

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Dans un contexte géopolitique tendu, le secteur naval français affiche une santé robuste, tirée par les commandes militaires et une reprise sur le marché civil.

Le secteur naval français connaît une croissance soutenue depuis plusieurs années, portée principalement par les activités de défense. Le chiffre d’affaires du groupement des industries de construction et d’armement naval a progressé de cinq pour cent l’an dernier, atteignant près de seize milliards d’euros. Les deux tiers de cette activité relèvent du domaine militaire. L’année écoulée est décrite comme exceptionnelle, avec une amélioration notable de la visibilité sur les commandes à venir.

Plusieurs programmes majeurs structurent cette dynamique. Le renouvellement des équipements de la Marine nationale est engagé, incluant la nouvelle génération de sous-marins nucléaires d’attaque, des drones marins ou encore la livraison de frégates. Le programme des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de troisième génération a franchi une étape décisive avec le lancement de la construction du premier bâtiment. Ce projet, dont la production doit s’étendre jusqu’au milieu du siècle, offre une perspective de long terme à toute la filière.

Parallèlement, le segment civil connaît un regain, notamment dans la construction de paquebots de croisière. Les chantiers navals français se sont repositionnés sur ce créneau après le déplacement de la construction des grands navires vers l’Asie. Cette stratégie porte ses fruits, avec un carnet de commandes désormais rempli pour les prochaines années.

Les responsables du secteur estiment que les crises récentes, de la pandémie au conflit en Ukraine, ont conduit à une accélération des investissements de défense en Europe. Dans un environnement international perçu comme instable et marqué par une accélération des cycles médiatiques et politiques, l’industrie navale française apparaît comme un pôle de stabilité et de souveraineté industrielle. Elle doit néanmoins poursuivre son effort d’innovation pour s’adapter aux évolutions technologiques et aux bouleversements géopolitiques.

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