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Politique

L’État français confronté à une paralysie budgétaire inédite

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Le rejet quasi unanime du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale ouvre la voie à une procédure législative exceptionnelle pour éviter la rupture des services publics.

La perspective d’une loi spéciale se profile comme l’issue la plus vraisemblable après le rejet massif du budget de l’État par les députés. Cette procédure permettrait de reconduire temporairement les dispositions financières de l’année précédente, garantissant ainsi la perception des impôts et la continuité de l’action publique en attendant un accord politique. Le président de la commission des Finances à l’Assemblée nationale a qualifié ce revers parlementaire de défaite majeure pour le pouvoir exécutif.

Le gouvernement maintient pour sa part que la recherche d’un compromis demeure sa priorité, écartant publiquement l’option d’une loi spéciale qu’il juge insatisfaisante. Le texte va désormais être examiné par le Sénat, qui débutera ses travaux jeudi prochain sur la base du projet initial. La possibilité d’une adoption avant la fin de l’année semble néanmoins compromise, tant sur le plan calendaire que politique.

D’autres mécanismes constitutionnels restent théoriquement disponibles pour contourner l’impasse parlementaire. Le recours aux ordonnances budgétaires, bien que juridiquement possible, n’a jamais été utilisé dans l’histoire de la Ve République. L’activation de l’article 49.3 a quant à elle été écartée par le Premier ministre dans un souci de préservation de son gouvernement. Parallèlement, les sénateurs étudient le budget de la Sécurité sociale, où l’exécutif espère trouver un terrain d’entente avec l’opposition, notamment grâce à la suspension temporaire de la réforme des retraites.

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