Planète
Les stigmates du cyclone Chido, un an après, pèsent sur l’écosystème mahorais
Plus d’un an après le passage dévastateur du cyclone, l’archipel français de Mayotte reste confronté à une gestion complexe des décombres et des épaves, révélant des fragilités structurelles et des risques environnementaux persistants.
Sur le littoral de Mamoudzou, des vestiges de la tempête demeurent ancrés dans le paysage. Des embarcations disloquées, dont certaines appartenaient aux services de l’État, gisent toujours sur les rochers ou le bitume, leurs coques fracturées lentement rongées par les éléments. Cette image témoigne de la violence avec laquelle le phénomène météorologique a frappé le territoire en décembre 2024, causant des pertes humaines significatives et des dégâts matériels considérables.
La route côtière dévoile un autre aspect de cette longue séquelle, des monticules de gravats où s’entassent, presque à l’identique, les restes d’habitations détruites. Les autorités locales évaluent à près de dix mille tonnes le volume de détritus généré par l’événement climatique et les intempéries qui ont suivi. Si des sites de stockage temporaire avaient été rapidement établis, leur résorption s’avère bien plus lente que prévu. La capacité de traitement de la décharge principale, initialement réduite, peine à absorber le flux, d’autant que l’absence de filière locale de recyclage ou d’incinération complique singulièrement les opérations.
Cette situation engendre des préoccupations sanitaires croissantes. Les amas hétéroclites, mêlant matériaux de construction, plastiques et appareils électroménagers, constituent des foyers potentiels pour la prolifération de nuisibles. Face à ce risque, des mesures exceptionnelles, comme le brûlage contrôlé de certains dépôts, ont dû être autorisées. La décomposition de ces matériaux produit également des jus toxiques susceptibles de contaminer les sols et les ressources en eau, une menace pour un environnement déjà vulnérable.
La pollution atteint désormais le milieu marin, au cœur des préoccupations écologiques et économiques de l’île. Des fragments d’épaves et des microplastiques issus de la dégradation des coques en polyester se dispersent dans le lagon, un écosystème d’une richesse reconnue. Des chercheurs soulignent l’impact indéniable de cette pollution diffuse sur la biodiversité aquatique. Le cyclone a, selon eux, exacerbé des problématiques préexistantes, mettant en lumière l’insuffisance des moyens dédiés à la préservation du milieu.
Si des opérations de retrait d’épaves jugées dangereuses pour la navigation ont été engagées, de nombreuses autres structures restent à l’abandon, considérées comme moins prioritaires une fois leur carburant dissipé. Le défi qui se pose aux acteurs locaux et nationaux dépasse la simple gestion de crise. Il invite à une réflexion approfondie sur la résilience du territoire et la modernisation de ses infrastructures de traitement des déchets, dans un contexte géographique et climatique particulièrement exigeant.
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