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L’ère des augmentations généralisées touche à sa fin

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Les entreprises françaises réorientent massivement leur politique salariale vers le mérite individuel, selon une étude récente. Une transformation profonde qui redessine les perspectives de rémunération pour 2026.

La dynamique des rémunérations en France est en train de vivre une mutation significative. Alors que la pression inflationniste se stabilise, les pratiques des employeurs évoluent vers une personnalisation accrue des augmentations. La tendance aux revalorisations collectives, qui prévalait pour faire face au coût de la vie, cède désormais le pas à une logique de récompense ciblée.

Les données d’une enquête menée auprès des entreprises révèlent un basculement net. Pour l’année 2026, seule une minorité d’entre elles, moins d’une sur trois, prévoit encore d’accorder des hausses généralisées à l’ensemble de leurs effectifs. Ce chiffre marque un recul important par rapport à l’année précédente, où cette pratique concernait encore une majorité d’organisations.

La stratégie qui s’impose désormais consiste à attribuer les augmentations au cas par cas, en fonction des performances et du potentiel de chaque collaborateur. Cette approche individualisée est présentée par les dirigeants comme un levier essentiel pour stimuler l’engagement, reconnaître les contributions exceptionnelles et fidéliser les profils les plus stratégiques. L’objectif avoué est de concentrer les efforts budgétaires sur la rétention des talents clés.

Parallèlement, une part non négligeable des budgets alloués aux salaires devrait être destinée à corriger des disparités internes. Près de la moitié des entreprises interrogées indiquent vouloir utiliser une fraction de ces fonds pour procéder à des ajustements, notamment dans une optique de réduction des écarts entre les femmes et les hommes ou pour rétablir des équités au sein de leurs grilles de rémunération.

La hausse médiane des salaires, estimée à 3,6% pour 2026, masque ainsi une réalité plus contrastée. Cette progression globale ne sera pas uniformément répartie. Elle bénéficiera prioritairement aux salariés dont les résultats sont jugés remarquables, consacrant une différenciation plus marquée dans l’attribution des augmentations. Cette évolution dessine un paysage où la rémunération devient un instrument de plus en plus sélectif de la politique de ressources humaines.

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