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Culture

Le cinéma brésilien confirme son ascension sur la scène mondiale

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_**Après une reconnaissance historique aux Oscars l’an dernier, la production cinématographique du Brésil enchaîne les succès internationaux, portée par une nouvelle génération de talents et un regain de soutien public.**_

La trajectoire du cinéma brésilien connaît un élan remarquable. Un an après la consécration de « Je suis toujours là » de Walter Salles, sacré meilleur film international aux Oscars, un nouveau long-métrage, « L’Agent secret », s’impose comme un sérieux prétendant aux mêmes honneurs. Cette dynamique place sous les feux des projecteurs une industrie en plein essor dans la plus grande nation d’Amérique latine.

Selon plusieurs observateurs, cette réussite n’est ni fortuite ni éphémère. Elle serait le résultat d’un travail de fond, de politiques culturelles soutenues et, bien évidemment, d’un vivier de créateurs exceptionnels. Le talent brésilien, reconnu depuis l’époque du Cinema Novo dans les années soixante, atteint aujourd’hui une visibilité inédite sur la scène mondiale.

Le thriller politique « L’Agent secret », réalisé par Kleber Mendonça Filho et interprété par Wagner Moura, a déjà été distingué par un Golden Globe. Il est en lice pour quatre statuettes lors de la prochaine cérémonie des Oscars. Comme le film de Walter Salles, son intrigue s’ancre dans le contexte de la dictature militaire qui a marqué le pays entre 1964 et 1985. Ces œuvres, par leur humanité et leur capacité à transcender le quotidien, sont perçues comme des miroirs des préoccupations contemporaines.

Cette résonance est particulièrement forte au Brésil, où le passé autoritaire reste un sujet de débat national. Le secteur audiovisuel local a traversé une période difficile sous la présidence précédente, avec une réduction drastique des budgets publics et des menaces pesant sur ses institutions. Le retour à un pouvoir soutenant activement la culture a permis, selon les professionnels, de « rebrancher » une industrie qui avait été mise en grande difficulté.

Les chiffres témoignent d’un net redressement. Le financement public a connu une hausse significative l’an dernier, et les films nationaux ont atteint un niveau record au box-office local. Pour autant, la reconstruction du tissu cinématographique, sévèrement affecté, demandera encore du temps et des efforts soutenus.

Les récompenses accumulées par les productions brésiliennes, de Cannes à Hollywood, pourraient constituer un tournant décisif. Elles ouvrent la voie à une affirmation durable à l’international, à l’instar des cinématographies iranienne, mexicaine ou sud-coréenne par le passé. D’autres films, présentés dans les grands festivals, surfent déjà sur cette vague prometteuse, confirmant la vitalité et la diversité de la création au Brésil.

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