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Politique

Le budget de l’État, une course contre la montre à l’Assemblée

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Le député socialiste Jérôme Guedj estime qu’un accord reste possible avant la fin de l’année, s’opposant à l’idée d’une loi spéciale qu’il qualifie de report inutile.

Le calendrier parlementaire impose désormais son rythme. Alors que le Sénat s’apprête à examiner ce lundi une mouture profondément modifiée du projet de loi de finances, le député Jérôme Guedj a exprimé sa conviction qu’un accord pourrait encore être trouvé d’ici au 31 décembre. Selon lui, recourir à une loi de finances spéciale pour reporter les débats en janvier constituerait une perte de temps, un point sur lequel il affiche un désaccord avec la direction de son propre parti.

Le parlementaire, qui pilote les discussions budgétaires sur la Sécurité sociale pour le groupe socialiste, a souligné l’absence de changement substantiel entre décembre et janvier. Pour lui, la recherche d’un compromis doit se poursuivre lors de la commission mixte paritaire prévue vendredi, ultime étape avant un éventuel vote définitif le 23 décembre. Il appelle à examiner durant ces quelques jours ce qui pourrait rapprocher les positions.

Sur le fond, ses exigences restent claires. Il plaide pour un renforcement des recettes, notamment par le maintien de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises à son niveau actuel, soit environ huit milliards d’euros, une mesure que le Sénat a supprimée. Il évoque également une possible hausse de la taxation des holdings. Concernant les dépenses, il s’oppose fermement aux réductions envisagées dans l’Éducation nationale et au défléchissement du fonds dédié à la transition écologique.

Cette position personnelle le distingue de celle du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, qui a exclu un vote favorable des socialistes. Jérôme Guedj se dit, quant à lui, ouvert à soutenir le texte en fonction des avancées obtenues, tout en jugeant l’abstention plus probable. Parallèlement, d’autres voix, comme celle du président de l’UDI Hervé Marseille, appellent à une adoption rapide, quitte à utiliser l’article 49.3 de la Constitution, une option qui nécessiterait la neutralité des socialistes pour éviter une motion de censure. L’issue des prochaines négociations reste donc incertaine, entre la recherche d’un compromis de dernière minute et la tentation d’une procédure accélérée.

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