Nous rejoindre sur les réseaux

Sports

L’ancien pilier des All Blacks brise le silence sur les dangers méconnus du rugby

Article

le

Carl Hayman, victime de lésions cérébrales, dénonce l’inaction des instances face aux risques encourus par les joueurs.

L’ancien international néo-zélandais Carl Hayman a choqué les réseaux sociaux en publiant une photo de son visage meurtri durant sa carrière. Ce cliché glaçant illustre les séquelles des traumatismes crâniens répétés, dont il souffre aujourd’hui. Diagnostiqué en 2021 d’une encéphalopathie traumatique chronique (ETC), une forme de démence liée aux chocs, l’ex-pilier de 45 ans mène un combat judiciaire contre World Rugby aux côtés de 184 autres joueurs.

Dans un post poignant, Hayman interpelle directement les dirigeants du rugby mondial. « Pourquoi ai-je rejoint ce procès ? Parce qu’en deux décennies, rien n’a évolué », assène-t-il. Malgré l’instauration de protocoles commotionnels, l’ancien talonneur des Blacks estime que les joueurs restent insuffisamment protégés. Il rappelle le décès tragique de Billy Guyton, autre victime de l’ETC en 2023, et fustige l’association des joueurs néo-zélandais (NZRPA) pour son manque de transparence.

Le cas de Nicolas Chauvin, jeune espoir du Stade Français mort en 2018 après un plaquage fatal, prouve selon lui l’urgence d’agir. Hayman déplore que les institutions minimisent encore les risques à long terme. « On ment aux joueurs en leur disant que le rugby est plus sûr aujourd’hui », s’indigne-t-il, appelant à une réforme radicale des pratiques pour sauver les générations futures. Entre colère et désespoir, son témoignage sonne comme un avertissement sans concession pour ce sport qu’il a tant aimé.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus