Monde
Lancement du forum international de Washington sous l’égide de l’administration Trump
Une instance inédite, dédiée à la reconstruction de Gaza et à la résolution des conflits, tient sa séance inaugurale. Son architecture et ses ambitions suscitent interrogations et divisions au sein de la communauté internationale.
Le nouvel organe consultatif créé sur initiative américaine a tenu ce jeudi sa première assemblée plénière à Washington. Quarante-sept nations, auxquelles s’ajoute l’Union européenne en qualité d’observatrice, ont pris part aux discussions. L’ordre du jour initial était centré sur les modalités de la reconstruction et de la stabilisation de la bande de Gaza, un dossier présenté comme la priorité fondatrice de cette structure.
La réunion s’est ouverte dans les locaux d’un institut récemment rebaptisé en l’honneur de l’actuel président des États-Unis. Plusieurs allocutions étaient prévues, dont celles du secrétaire d’État Marco Rubio et de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. L’exécutif américain a profité de cette tribune pour annoncer un engagement financier de cinq milliards de dollars destiné à Gaza, assorti de la promesse de déployer plusieurs milliers de soldats au sein d’une future force de stabilisation.
La nature même de ce conseil, dont la charte a été présentée publiquement en janvier dernier, continue de faire débat parmi les analystes des relations internationales. Sa gouvernance, qui accorde des prérogatives étendues au président américain, notamment pour inviter ou révoquer la participation d’autres chefs d’État, alimente les scepticismes. Des observateurs pointent le risque d’une perte de crédibilité rapide si des avancées tangibles, notamment sur le plan humanitaire, ne se concrétisent pas dans des délais courts.
La mission affichée de l’instance dépasse le seul cadre gazoui. Elle ambitionne en effet d’œuvrer à une paix durable dans diverses zones de tension à travers le monde, une vocation qui la place, sur le papier, en concurrence directe avec les mécanismes onusiens souvent critiqués par l’administration actuelle. Le mode de financement, qui impose une contribution substantielle aux membres permanents, a d’ailleurs été qualifié par certains détracteurs de tentative pour créer une version privative du Conseil de sécurité.
La composition des participants à cette première session reflète des logiques diplomatiques variées. On y trouve des dirigeants souvent décrits comme proches de l’idéologie politique du président américain, à l’image des Premiers ministres hongrois et argentin. Plusieurs États arabes directement concernés par le dossier palestinien, comme l’Égypte et la Jordanie, ont également dépêché des représentants. La présence du président indonésien, qui s’est dit prêt à contribuer significativement à la force de stabilisation, était également notable.
À l’inverse, l’absence de nombreuses puissances traditionnelles a marqué les limites de l’adhésion à cette initiative. La plupart des alliés historiques des États-Unis ainsi que leurs principaux concurrents stratégiques ont choisi de ne pas intégrer le conseil en tant que membres fondateurs. Les positions européennes apparaissent d’ailleurs divisées. Si l’Union européenne et certains de ses États membres, comme l’Allemagne ou l’Italie, ont opté pour un statut d’observateur, d’autres, à l’instar de la France, de l’Espagne ou de la Belgique, ont exprimé leurs réserves.
D’autres invitations ont été déclinées ou sont restées sans réponse ferme. Le Canada s’est vu retirer son invitation, le Vatican a refusé de participer, et la Chine, sollicitée, a réaffirmé son attachement au système des Nations unies sans indiquer d’intention de se joindre aux travaux. Le Japon, quant à lui, n’a pas encore arrêté sa position définitive sur une adhésion pleine et entière.
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