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Économie

L’adoption du budget de la Sécurité sociale au forceps

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Après des jours de suspense parlementaire, le gouvernement a obtenu de justesse le vote de ce texte financier majeur, grâce notamment à l’abstention déterminante des écologistes.

L’Assemblée nationale a finalement donné son accord au projet de loi de financement de la Sécurité sociale, mardi soir. Le scrutin, clos après plusieurs jours de débats, s’est révélé extrêmement serré, avec une marge de seulement treize voix en faveur du texte porté par l’exécutif. Cette adoption, intervenue en deuxième lecture, ne constitue qu’une étape dans la navette parlementaire, le texte devant désormais retourner au Sénat.

L’incertitude a prévalu jusqu’au dernier moment dans les couloirs du Palais-Bourbon. Les pronostics étaient hasardeux, tant les positions des différents groupes restaient mouvantes et leurs alliances fragiles. La tension était particulièrement perceptible dans les rangs de la majorité présidentielle, où les calculs les plus fins étaient effectués pour tenter de prédire l’issue du vote.

Le rôle des députés écologistes s’est avéré central dans ce processus. Leur position, longtemps indécise entre le rejet et l’abstention, a été scrutée avec la plus grande attention. C’est finalement l’abstention de dix-sept élus du groupe qui a permis le passage du texte, offrant au gouvernement un répit palpable. Une source ministérielle a d’ailleurs concédé, dans l’instant qui a suivi le vote, le caractère particulièrement tendu de cette séquence.

L’opposition de droite comme de l’extrême droite au projet était, quant à elle, acquise et sans surprise, rassemblant près de deux cents voix hostiles. L’adoption d’un amendement rehaussant l’objectif national des dépenses d’assurance maladie en cours de séance avait été interprétée comme un signe positif pouvant influencer la décision des écologistes.

Cette première victoire, bien que étroite, ouvre la voie à une épreuve parlementaire peut-être encore plus délicate, celle du budget de l’État. Le gouvernement devra une nouvelle fois composer avec une assemblée sans majorité absolue, où chaque voix comptera.

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