Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

La présidente de l’Assemblée nationale propose la fin des séances nocturnes

Article

le

La proposition de Yaël Braun-Pivet visant à supprimer les travaux parlementaires après 21 heures suscite des réactions contrastées parmi les élus, entre volonté d’améliorer les conditions de travail et crainte de restrictions démocratiques.

La présidente de l’Assemblée nationale a soumis une proposition visant à réorganiser le calendrier des séances parlementaires. Ce projet entend mettre un terme aux débats se prolongant tard dans la nuit, généralement jusqu’à minuit, pour les limiter à 21 heures maximum. L’initiative s’inscrirait dans une réflexion plus large sur les conditions de travail des parlementaires et leur équilibre personnel.

Plusieurs élus ont exprimé leur soutien à cette réforme. Un élu du MoDem a salué une mesure permettant de retrouver une organisation plus cohérente et de préserver la qualité du travail législatif. Selon lui, des séances moins tardives favoriseraient une meilleure concentration et réduiraient les tensions pouvant survenir lors des débats nocturnes.

La proposition rencontre cependant des réserves dans d’autres rangs politiques. Un parlementaire insoumis a reconnu les avantages potentiels pour le personnel administratif, tout en émettant des craintes sur d’éventuelles motivations politiques. Il redoute que cette mesure ne serve à limiter le temps consacré aux amendements et aux discussions, au détriment du travail parlementaire.

Les critiques les plus fermes proviennent de certains élus de province. Un député Liot a fustigé ce qu’il perçoit comme une mesure adaptée aux seuls parlementaires parisiens, soulignant que les élus non franciliens préfèrent concentrer leur activité sur place. Le ton est monté avec une pique personnelle à l’encontre de la présidente de l’Assemblée, lui suggérant de se reposer si la fatigue se faisait sentir.

Cette proposition intervient dans un contexte chargé pour les députés, particulièrement avec l’examen du budget qui s’annonce jusqu’en janvier. Le débat sur l’organisation du travail parlementaire semble devoir se poursuivre, entre modernisation des pratiques et préservation des prérogatives de l’institution.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus