Économie
La FNSEA boude l’événement ministériel sur la souveraineté alimentaire
Le principal syndicat agricole français a refusé de participer à une matinée de lancement des futures conférences gouvernementales, dénonçant une initiative jugée trop médiatique et prématurée.
Le ministère de l’Agriculture organisera le 8 décembre au marché de Rungis une manifestation intitulée « Le grand réveil alimentaire », destinée à lancer une série de consultations sur la stratégie française en matière de souveraineté alimentaire. La FNSEA a toutefois annoncé son refus de s’associer à cette démarche, estimant qu’elle relevait davantage d’une opération de communication que d’une réelle avancée. Le syndicat a exprimé son étonnement face au format choisi pour ce lancement, soulignant que l’intitulé même de l’événement suggérait implicitement que le secteur agricole serait en sommeil, une idée qu’il rejette catégoriquement.
Dans un communiqué publié jeudi, la FNSEA a réaffirmé son engagement à participer activement aux groupes de travail des futures conférences, rappelant qu’elle œuvre depuis de nombreuses années sur ces questions. Elle considère cependant que le moment du lancement public n’est pas approprié, une telle annonce n’ayant de sens qu’une fois les travaux substantiels achevés. Ces concertations doivent aboutir à des plans par filière et s’inscrire dans le cadre de la future loi d’orientation agricole prévue pour 2025.
Plusieurs acteurs du monde agricole partagent cette réserve. Déjà en septembre, le président des Jeunes Agriculteurs, Pierrick Horel, insistait sur la nécessité de proposer des contrats concrets et opérationnels, plutôt que de simplement dresser des constats. De son côté, Sébastien Windsor, président des Chambres d’agriculture France, a récemment appelé à une approche pragmatique, évitant un énième débat sans suite. Christiane Lambert, qui présidera le groupe de travail sur la viande blanche, a également émis des réserves, soulignant l’importance d’éviter des discussions trop théoriques et de garantir une traduction pratique des conclusions.
La ministre de l’Agriculture a pour sa part défendu la tenue de ces conférences, mettant en avant l’urgence face à la dégradation de la balance commerciale agroalimentaire française. Elle a cité en exemple la dépendance aux importations pour les fruits et légumes, la perte d’autonomie dans la filière volaille, où la moitié des poulets consommés proviennent de l’étranger, ainsi que les difficultés structurelles rencontrées par la viticulture. Malgré ces préoccupations partagées, la méthode choisie pour engager le dialogue continue de diviser les partenaires du gouvernement.
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