Planète
Islamabad à l’épreuve du smog, la capitale pakistanaise durcit le contrôle des véhicules
Face à une pollution hivernale persistante, les autorités multiplient les contrôles techniques et les sanctions pour réduire les émissions des pots d’échappement, dans une ville où la voiture reste reine.
Muhammad Afzal n’avait pas anticipé ce contrôle routier. Au volant de son camion dans les rues d’Islamabad, il a été interpellé par des agents, puis sanctionné d’une amende. La raison ? Les épaisses volutes de fumée s’échappant de son véhicule. Comme lui, des centaines d’automobilistes sont désormais soumis à une surveillance renforcée dans la capitale pakistanaise, où les autorités ont décidé de s’attaquer frontalement aux sources de pollution atmosphérique.
Des postes de vérification des émissions ont été déployés aux principales entrées de la ville. Tout véhicule dont les rejets dépassent les normes établies se voit refuser l’accès ou faire l’objet d’une contravention. Certains peuvent même être immobilisés. Cette politique, mise en œuvre par l’Agence de protection environnementale, vise à réduire la part du trafic routier dans la dégradation de la qualité de l’air, estimée à plus de la moitié des émissions de particules fines.
Les mois d’hiver accentuent le phénomène. Une inversion thermique piège les polluants à basse altitude, transformant régulièrement le ciel d’Islamabad en un voile grisâtre. Si la capitale ne connaît pas encore les extrêmes observés à Lahore ou Karachi, ses niveaux de particules PM2,5 dépassent fréquemment, et parfois durablement, les seuils considérés comme dangereux pour la santé. Les données récentes montrent une tendance à la hausse, plaçant la ville dans une situation préoccupante.
Pourtant, Islamabad fut conçue dans les années soixante comme un modèle d’urbanisme aéré, doté de larges artères et d’importants espaces verts. L’étalement urbain et l’absence d’alternatives crédibles aux déplacements individuels ont toutefois fait de l’automobile un élément central du quotidien. Le parc, souvent ancien et mal entretenu, constitue une source majeure de pollution.
Outre les contrôles punitifs, les autorités tentent de promouvoir des solutions correctives. Des stations d’inspection mobiles permettent aux conducteurs de faire vérifier leurs véhicules et, le cas échéant, d’obtenir un certificat de conformité symbolisé par un autocollant vert. Cette démarche volontaire reste encore marginale face à l’ampleur du parc automobile.
Pour les habitants, la dégradation de l’environnement est palpable. Certains expriment une forme de nostalgie pour une capitale autrefois plus respirable, tandis que d’autres s’interrogent sur l’efficacité réelle des mesures prises. La question dépasse le simple cadre réglementaire et touche à des enjeux de santé publique et de droit fondamental à un air sain, particulièrement pour les générations futures.
L’initiative gouvernementale, bien que récente, a déjà conduit à plusieurs centaines d’amendes et à des dizaines d’immobilisations de véhicules. Reste à savoir si cette approche, combinée à une prise de conscience collective, parviendra à inverser une tendance qui, année après année, assombrit l’horizon de la capitale pakistanaise.
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