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Politique

Hollande défend la pleine utilisation des outils constitutionnels

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L’ancien chef de l’État estime que renoncer définitivement au 49.3 constituerait une erreur, tout en privilégiant la recherche d’un accord parlementaire.

L’ancien président de la République François Hollande, désormais élu à l’Assemblée nationale, a exprimé son opposition à un renoncement permanent au recours à l’article 49.3 de la Constitution. Interrogé sur les blocages entourant le projet de loi de finances, le parlementaire a souligné qu’aucune disposition constitutionnelle ne devait être écartée de manière définitive. Il a toutefois précisé qu’une solution négociée entre les chambres restait préférable à l’engagement de la responsabilité gouvernementale.

L’exécutif, privé de majorité absolue au Palais Bourbon, avait pourtant annoncé son intention de ne pas utiliser ce mécanisme permettant l’adoption d’un texte sans vote. François Hollande, qui y eut lui-même recours durant son quinquennat, considère qu’abandonner cet instrument reviendrait à se priver d’une option légale. Il a néanmoins laissé entendre que la période actuelle demeurait propice à la recherche d’un consensus entre les forces politiques.

Le débat intervient dans un contexte législatif particulièrement tendu, le projet budgétaire ayant essuyé un rejet massif à l’Assemblée nationale la semaine dernière. Les discussions se poursuivent au Sénat où les perspectives d’aboutissement apparaissent limitées. L’ancien chef de l’État maintient cependant l’espoir d’un vote final du texte par les parlementaires, tout en évoquant la nécessité d’une décision claire d’ici la mi-décembre.

Ces déclarations ont provoqué des réactions vives dans l’opposition, où certains élus dénoncent une tentative de rapprochement avec la majorité présidentielle. La situation illustre les difficultés institutionnelles nées de l’absence de majorité absolue, contraignant le gouvernement à naviguer entre recherche de compromis et utilisation des prérogatives constitutionnelles.

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