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Désinformation étrangère, une inquiétude massive chez les Français

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Les trois quarts de la population redoutent les campagnes d’influence venues de l’étranger, selon le baromètre annuel sur la confiance dans les médias. L’étude révèle également une défiance accrue envers l’information sur les réseaux sociaux et un intérêt pour l’actualité en léger recul.

Une large majorité de la population française exprime des craintes concernant les tentatives de manipulation de l’opinion publique orchestrées depuis l’étranger. Selon la dernière édition d’une enquête de référence sur la relation des citoyens aux médias, 76% des personnes interrogées se déclarent préoccupées par ce phénomène. Cette inquiétude se manifeste avec une intensité variable, près d’un tiers des sondés se disant tout à fait inquiets.

Le sentiment d’exposition à des contenus trompeurs est particulièrement aigu sur les plateformes numériques. Une personne sur deux estime être confrontée plusieurs fois par semaine à des informations déformées ou mensongères sur les réseaux sociaux. Cette perception est moins répandue concernant les canaux d’information traditionnels, comme la télévision, la presse nationale en ligne ou la radio, où les chiffres sont notablement inférieurs.

L’étude s’est également penchée sur un projet récent de labellisation indépendante des médias sur internet, une initiative ayant suscité des débats animés. Une nette majorité de Français, 62%, jugerait positivement la mise en place d’un tel dispositif. Parallèlement, l’intérêt pour l’actualité connaît une légère érosion sur un an, tandis qu’une proportion non négligeable de citoyens déclare éprouver une certaine lassitude face au flux informationnel.

Les habitudes de consommation médiatique continuent leur mutation. Si les journaux télévisés et la presse régionale conservent une audience majoritaire, celle-ci est en recul. À l’inverse, le recours aux influenceurs et créateurs de contenu sur les réseaux sociaux comme source d’information progresse significativement, reflétant une évolution durable des pratiques. Concernant le cadre électoral, les craintes de désinformation ciblant spécifiquement les prochaines échéances municipales sont exprimées par 60% des répondants, un niveau élevé mais moindre que l’inquiétude générale sur le sujet.

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