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Économie

Annie Genevard face à la fronde des éleveurs dans le Sud-Ouest

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La ministre de l’Agriculture se rend ce lundi en Haute-Garonne, épicentre d’une contestation qui s’organise contre la stratégie sanitaire visant à endiguer une épizootie bovine.

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, effectue ce lundi un déplacement dans le Sud-Ouest, une région où la colère des éleveurs ne faiblit pas. Elle doit y lancer une campagne de vaccination de grande ampleur, tandis que les protestations contre les abattages préventifs de bovins se multiplient sur le terrain. Le gouvernement maintient que sa politique, fondée sur trois axes, demeure la seule à même de circonscrire la dermatose nodulaire contagieuse, une maladie animale non transmissible à l’homme mais aux conséquences économiques potentiellement lourdes.

Sur le terrain, la tension reste palpable. Plusieurs points de blocage ont été érigés par des agriculteurs sur des axes routiers majeurs, notamment en Gironde et dans les Landes, perturbant la circulation. Les syndicats Coordination rurale et Confédération paysanne, pourtant rarement unis, réclament conjointement l’arrêt des abattages systématiques et une vaccination généralisée. Certains éleveurs ont même refusé de recevoir la ministre, estimant que sa visite n’apporterait aucune réponse nouvelle à leurs préoccupations.

L’exécutif, pour sa part, en appelle à la responsabilité collective et s’appuie sur les recommandations des autorités sanitaires. La ministre a rappelé son devoir de protéger l’ensemble du cheptel national et de préserver les capacités d’exportation du pays. La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) soutient cette ligne, mettant en garde contre les risques économiques d’une vaccination nationale et dénonçant ce qu’elle qualifie de désinformation autour du dossier.

Cette crise sanitaire, qui survient dans un contexte déjà marqué par des difficultés dans le secteur viticole et des tensions climatiques, dépasse le cadre strictement professionnel. Elle suscite des réactions dans la classe politique, où plusieurs formations critiquent la gestion gouvernementale. Alors que des actions coup de poing se poursuivent, le dialogue entre l’État et la profession agricole semble plus que jamais nécessaire pour trouver une issue à cette impasse.

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