Monde
L’épreuve du scrutin pour l’ancienne guérilla colombienne
Pour la première fois depuis l’accord de paix de 2016, le parti issu des ex-Farc affronte les urnes sans sièges garantis. Sa survie politique se joue ce dimanche.
Le parti Comunes, héritier des anciennes Forces armées révolutionnaires de Colombie, se présente aux élections législatives dans une configuration inédite. L’accord de paix lui octroyait jusqu’alors une représentation parlementaire réservée. Désormais, ses candidats doivent conquérir leurs sièges au suffrage universel, une étape cruciale pour asseoir leur légitimité dans le paysage démocratique.
Sandra Ramirez, sénatrice sortante, incarne ce défi. Ancienne membre de la guérilla, elle mène une campagne active dans les rues de Bogota, au sein de la coalition de gauche Fuerza Ciudadana. Ce rattachement témoigne de la difficulté pour Comunes de s’affirmer sous sa propre bannière, dans un contexte où le passé conflictuel pèse lourdement. Le parti peine en effet à élargir son assise électorale, n’ayant remporté aucun mandat exécutif local lors des précédents scrutins sans quotas.
La tâche est considérable. Pour conserver son siège au Sénat, la candidate doit rassembler au moins sept cent cinquante mille voix, un objectif ambitieux au regard des scores marginaux enregistrés par le mouvement en 2018 et 2022. Cette consultation constitue un test décisif pour mesurer sa capacité à transformer l’héritage de la lutte armée en un projet politique viable.
La participation des anciens combattants à la vie institutionnelle, pierre angulaire des négociations de paix, demeure un sujet de vives tensions. Sandra Ramirez fait régulièrement l’objet d’attaques virulentes sur les réseaux sociaux, illustrant les fractures persistantes au sein de la société colombienne. Parallèlement, la justice poursuit son travail de vérité et de réconciliation. Plusieurs figures historiques des Farc, dont l’actuel dirigeant de Comunes, ont récemment été condamnées à des peines alternatives pour des crimes commis durant le conflit.
Le climat reste toutefois marqué par la violence. Plusieurs candidats aux législatives font face à des menaces émanant de groupes armés toujours actifs, rappelant la fragilité du processus de pacification. Malgré ces obstacles, la sénatrice Ramirez affiche une détermination résolue. Elle estime que la présence de son parti au Parlement, même modeste, contribue à consolider les perspectives de paix et démontre qu’une issue politique est désormais possible.
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