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Politique

Une politique migratoire humaniste générerait 3,3 milliards d’euros de bénéfices annuels

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Une étude démontre que l’accueil des migrants, s’il était mieux organisé, constituerait un investissement rentable pour les finances publiques, contredisant les orientations répressives du projet de budget 2026.

L’association France terre d’asile vient de publier une analyse économique qui bouleverse les représentations habituelles sur le coût de l’immigration. Selon ses calculs, une approche plus ouverte et structurée des flux migratoires produirait un gain net de 3,3 milliards d’euros par an pour l’État. Ce résultat contraste fortement avec les mesures restrictives prévues dans le prochain projet de loi de finances.

L’étude identifie cinq leviers principaux d’économies et de recettes supplémentaires. La suppression de l’interdiction d’emploi pendant les six premiers mois de la procédure d’asile rapporterait 139 millions d’euros grâce à la fiscalité sur les salaires. La régularisation de 250 000 travailleurs sans papiers générerait près de 2,9 milliards d’euros de cotisations sociales et d’impôts supplémentaires.

La rationalisation de l’hébergement représente un autre gisement d’économies. Actuellement, 28% des demandeurs d’asile sont orientés vers des structures d’urgence inadaptées et coûteuses. Le développement de places spécialisées permettrait d’épargner 14 millions d’euros annuels.

L’association pointe également les économies possibles sur les procédures d’éloignement. Une réduction du nombre d’obligations de quitter le territoire et un réexamen des dossiers de séjour économiseraient 41 millions d’euros. Enfin, la limitation de l’extension des centres de rétention administrative, dont le coût dépasse 600 euros par place et par jour, pourrait sauvegarder 219 millions d’euros supplémentaires.

Ces propositions s’opposent aux orientations gouvernementales. Le projet budgétaire pour 2026 prévoit en effet une augmentation de 3,83% des crédits consacrés à l’immigration et à l’asile, avec une accentuation notable des mesures de contrôle. Les dépenses d’intégration, qui ne représentent que 20% du budget total, ne bénéficieraient quant à elles que d’une hausse marginale de 0,65%.

La présidente de l’organisation souligne que la politique actuelle constitue à la fois un manquement aux valeurs républicaines et un gaspillage financier considérable. Elle appelle à une réconciliation entre les principes de fraternité et l’efficacité économique, estimant que les deux objectives pourraient être conciliés par une refonte des dispositifs en vigueur.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Plouc

    12 novembre 2025 at 13 h 03 min

    Une association dont le beurre est l’accueil de migrants affirme qu’il faut en accueillir plus … Le journalisme de niveau zéro. C’est comme les avocats en droit des migrants qui militent pour qu’il en arrive davantage, en se remplissant les poches quitte à saboter le pays. Des immigrés oui, mais qualifiés, ouverts à l’intégration, et en bien plus petite quantité ! Bientôt un article d’IKEA qui affirme que les français ont besoin de renouveler leur cuisine tous les 6 mois 😉

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