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Politique

Une politique migratoire humaniste générerait 3,3 milliards d’euros annuels

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Une étude démontre que l’accueil digne des migrants constituerait un investissement rentable pour les finances publiques, à contre-courant des orientations répressives prévues dans le prochain budget.

L’adoption d’une approche plus ouverte en matière d’immigration représenterait un gain net de 3,3 milliards d’euros par an pour l’État français. Cette conclusion émane d’une analyse approfondie publiée ce week-end, qui évalue l’impact économique d’une gestion alternative des flux migratoires. Les chercheurs ont identifié cinq leviers principaux permettant d’inverser la logique comptable actuelle.

Autoriser les demandeurs d’asile à travailler dès leur arrivée rapporterait 139 millions d’euros supplémentaires. La régularisation de 250 000 travailleurs déjà présents sur le territoire générerait près de 2,9 milliards d’euros en impôts et cotisations sociales. L’optimisation du système d’hébergement, en développant les structures spécialisées plutôt que les solutions d’urgence, permettrait d’économiser 14 millions d’euros annuels.

La rationalisation des procédures administratives constitue un autre gisement d’économies. Réduire le nombre d’obligations de quitter le territoire et réaffecter les moyens vers l’instruction des dossiers de séjour épargnerait 41 millions d’euros. Enfin, une limitation ciblée de la rétention administrative pourrait libérer jusqu’à 219 millions d’euros, alors que le gouvernement prévoit au contraire d’étendre les capacités d’enfermement.

Ces propositions contrastent avec les orientations budgétaires pour 2026, qui prévoient un renforcement des mesures restrictives. Les crédits alloués au contrôle migratoire augmenteraient de 4,5%, tandis que les programmes d’intégration ne bénéficieraient que d’une hausse symbolique de 0,65%. Cette divergence illustre le décalage entre les potentialités économiques identifiées par l’étude et les choix politiques actuels.

La présidente de l’organisation à l’origine du rapport souligne que la stratégie actuelle combine des conséquences humaines préoccupantes et un coût financier substantiel pour la collectivité. Elle appelle à une réconciliation entre les principes républicains et une gestion efficiente des ressources publiques.

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