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Une campagne sous protection policière à Marseille

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À quelques mois des municipales, le candidat Benoît Payan a intégré à sa liste le militant Amine Kessaci, figure de la lutte contre les trafics. Ce dernier mène une campagne électorale inédite, sous escorte permanente, face à des menaces persistantes.

La course à la mairie de Marseille se déroule dans un climat de tension exceptionnel. Le maire sortant, Benoît Payan, a fait le choix d’associer étroitement à sa candidature Amine Kessaci, un activiste connu pour son combat contre le narcotrafic. Cette alliance politique intervient alors que ce dernier est la cible de pressions et doit évoluer en permanence sous la protection des forces de l’ordre.

L’engagement d’Amine Kessaci, qui a perdu un frère dans ce conflit, transcende désormais le militantisme pour investir le champ électoral. Sa présence sur la liste du Printemps marseillais vise à placer la sécurité et la lutte contre les réseaux criminels au cœur du débat. Cette stratégie confronte directement la campagne aux réalités d’une ville marquée par l’influence des trafics.

Les contraintes sécuritaires redéfinissent les modalités de l’action publique. Récemment, une alerte jugée crédible a nécessité son évacuation précipitée d’une réunion à Aix-en-Provence. Malgré ce dispositif, le candidat affirme sa détermination à couvrir l’ensemble des quartiers, considérant ce droit comme fondamental dans un État de droit.

Le chef de file de la liste a exprimé son soutien sans réserve à son colistier, soulignant que la République ne saurait reculer devant l’intimidation. Cette campagne, où les enjeux de sécurité personnelle se mêlent aux promesses électorales, illustre les défis singuliers auxquels est confrontée la vie politique locale.

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