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Un sommet mondial décisif pour la protection des espèces menacées

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Plus de 180 nations se réunissent à Samarcande pour statuer sur le sort des anguilles, des rhinocéros et des requins, dans le cadre de négociations cruciales sur la régulation du commerce international de la faune sauvage.

Les délégations présentes à cette conférence de la CITES examinent plusieurs propositions susceptibles de modifier en profondeur la protection d’espèces emblématiques. Parmi les dossiers les plus sensibles figure la demande de classement de deux espèces d’anguilles – l’anguille du Japon et l’anguille d’Amérique – à l’Annexe II, qui imposerait des contrôles renforcés sur leur commerce. Les partisans de cette mesure soulignent la difficulté à distinguer ces espèces de l’anguille d’Europe, déjà protégée, au stade juvénile où elles sont généralement commercialisées. Le Japon, important consommateur, s’oppose fermement à cette initiative, invoquant des risques accrus de braconnage.

Un autre sujet de controverse concerne la proposition namibienne visant à autoriser la vente des stocks gouvernementaux d’ivoire et de cornes de rhinocéros. Ses défenseurs estiment que les revenus générés pourraient financer des programmes de conservation, tandis que les organisations de protection animale redoutent que cette légalisation n’alimente le trafic illégal. Les précédents historiques en la matière incitent à la prudence, selon certains experts.

La protection des squales fait également l’objet de discussions approfondies, avec un projet d’inscription du requin océanique à l’Annexe I, qui interdirait totalement son commerce. Cette initiative, jugée susceptible d’obtenir la majorité requise, s’accompagne d’autres propositions concernant les requins-baleines et les requins chagrins, dont l’huile de foie est très prisée.

En marge des négociations, le rejet d’une recommandation concernant les importations indiennes d’espèces menacées a suscité des interrogations. L’Inde, soutenue par les États-Unis, a qualifié cette proposition de disproportionnée. Certains observateurs relèvent que la position américaine intervient alors que des images montrant le fils aîné de l’ancien président Trump visitant le complexe zoologique indien de Vantara ont circulé, soulevant des questions sur l’indépendance des prises de décision.

Ces débats s’inscrivent dans un contexte où l’équilibre entre exploitation durable et protection stricte des espèces continue de diviser la communauté internationale. Les décisions finales, attendues dans les prochains jours, marqueront l’orientation des politiques de conservation pour les années à venir.

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