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Faits Divers

Un mois après un décès en garde à vue, la rue parisienne exige des réponses

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Plus d’un millier de personnes ont défilé samedi dans la capitale pour réclamer des éclaircissements sur la mort d’El Hacen Diarra, survenue dans un commissariat du XXe arrondissement.

Un cortège s’est formé samedi après-midi boulevard Barbès, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, pour une marche silencieuse et déterminée. Les manifestants, rassemblés à l’appel de collectifs et de proches, brandissaient une banderole réclamant « justice et vérité » pour El Hacen Diarra. La préfecture de police a évalué le nombre de participants à environ 1 200.

Ce rassemblement intervient plus de cinq semaines après le décès de cet homme de 35 ans, originaire de Mauritanie. Son décès est survenu dans la nuit du 15 au 16 janvier dernier, alors qu’il était placé en garde à vue après une interpellation à proximité de son lieu d’hébergement. La famille du défunt conteste les circonstances de cette mort et évoque des actes de violence commis par les forces de l’ordre.

Un enregistrement vidéo, diffusé peu après les faits, montre en effet deux fonctionnaires de police à proximité de l’individu, qui se trouve au sol. L’un des agents, agenouillé, semble porter des coups en direction de ce dernier. À la suite de cette diffusion, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique ».

L’enquête se heurte cependant à un élément technique notable. Les autorités judiciaires ont indiqué que les caméras portées par les policiers intervenus n’étaient pas opérationnelles au moment des faits, leurs batteries étant déchargées. Cette absence d’images officielles complique le travail des magistrats instructeurs.

Samedi, un membre de la famille présent dans le cortège a exprimé l’attente des proches. « Nous sommes là pour obtenir des explications face aux policiers et pour que la justice fasse son travail », a-t-il déclaré. Cette manifestation fait suite à un premier rassemblement de soutien qui avait mobilisé plusieurs milliers de personnes fin janvier. Le dossier, désormais entre les mains de la justice, reste sous le feu des projecteurs de l’actualité.

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