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Un legs de 17 millions d’euros au diocèse de Gap soulevé par une contestation familiale

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La nièce d’une défunte nonagénaire remet en cause la validité d’un testament attribuant une fortune colossale à l’Église, évoquant des doutes sur l’état mental de sa tante au moment de la rédaction.

Une affaire juridique complexe secoue le diocèse de Gap-Embrun, dans les Hautes-Alpes, depuis qu’Isabelle Laurens, nièce de Blanche Laurens, a engagé des poursuites pour contester le legs de plus de 17 millions d’euros consenti par sa tante avant son décès en 2013. Selon les éléments révélés, la défunte, alors âgée de 91 ans, aurait modifié son testament sept mois avant sa mort, désignant l’institution religieuse comme légataire universel, à la condition expresse qu’une partie de la somme revienne au diocèse de Paris.

La plaignante, aujourd’hui âgée de 57 ans, affirme que sa tante, issue d’une famille aisée d’origine colombienne, n’aurait jamais exprimé le souhait de léguer sa fortune à une entité religieuse. Elle soutient que l’état de santé de Blanche Laurens, diagnostiquée plusieurs années auparavant comme souffrant de démence préfrontale, aurait pu altérer sa capacité à prendre une telle décision. Les conclusions médicales de l’époque, citées par son avocat, viennent étayer cette thèse.

De son côté, le diocèse de Gap, par la voix de son ancien évêque Jean-Michel Di Falco, se défend de toute irrégularité, affirmant n’avoir rien à se reprocher dans cette affaire. L’enquête préliminaire ouverte à la suite de la plainte d’Isabelle Laurens, déposée en juillet 2024, devra déterminer si les conditions entourant la rédaction du testament étaient conformes à la loi.

Cette affaire met en lumière les enjeux juridiques et familiaux liés aux successions de grande ampleur, particulièrement lorsqu’elles impliquent des institutions religieuses. Le dossier, désormais entre les mains de la justice, pourrait faire jurisprudence en matière de contestation de legs contestés pour cause de vulnérabilité présumée du testateur.

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