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Trois surveillants pénitentiaires devant la justice pour des violences en détention

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Des fonctionnaires accusés d’avoir facilité des agressions entre détenus dans un établissement mosellan.

Trois agents de l’administration pénitentiaire comparaîtront en février 2026 devant le tribunal correctionnel de Metz. Ils sont mis en cause pour leur rôle présumé dans des violences survenues entre détenus à la prison de Metz-Queuleu entre 2017 et 2018. Les faits reprochés incluent l’ouverture délibérée de cellules afin de permettre à certains prisonniers d’agresser d’autres codétenus, selon les éléments de l’enquête.

Quatre individus incarcérés à l’époque font l’objet de poursuites pour violences aggravées. Les surveillants, quant à eux, sont visés par des accusations de complicité. Bien que neuf plaintes aient été initialement déposées, seules six victimes se sont constituées parties civiles à ce stade de la procédure.

Les agressions ciblaient principalement des détenus accusés d’infractions à caractère sexuel, vulnérabilisés par leur statut au sein de la population carcérale. Un avocat représentant l’une des victimes a décrit des scènes répétées de brutalités, survenues à plusieurs reprises sur une courte période. Il a également exprimé son incompréhension face aux délais judiciaires, estimant que l’enquête aurait pu être menée plus rapidement compte tenu du cadre clos de l’établissement.

Ce dossier relance le débat sur les responsabilités de l’institution pénitentiaire dans la protection des droits fondamentaux des personnes détenues. La tenue du procès, près de huit ans après les faits, interroge sur les mécanismes de contrôle et de réactivité au sein du système judiciaire.

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