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Culture

Sundance, une dernière fois dans les montagnes de l’Utah

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Le festival indépendant, fondé par Robert Redford, entame sa dernière édition à Park City avant un déménagement historique vers le Colorado. Une programmation éclectique et émouvante s’annonce pour cette transition.

Le Festival du film de Sundance ouvre ses portes ce jeudi à Park City, dans l’Utah, pour ce qui constitue sa dernière édition sur ces terres historiques. L’événement majeur du cinéma indépendant, créé en 1978 par Robert Redford, décédé il y a quelques mois, s’apprête en effet à déménager l’an prochain à Boulder, dans le Colorado voisin. Cette édition de transition s’annonce donc chargée d’une symbolique particulière, entre hommage et renouveau.

Une pléiade de talents hollywoodiens est attendue sur les tapis rouges de la station de ski, parmi lesquels Olivia Wilde, Natalie Portman, Ethan Hawke, Jon Hamm et Jenna Ortega. Ils côtoieront une multitude de réalisateurs émergents, dont plus de quarante pour cent présentent leur premier long-métrage. La sélection, composée de quatre-vingt-dix films choisis parmi seize mille candidatures, accorde une large place aux comédies et aux productions internationales.

Amy Redford, la fille du fondateur, a évoqué l’héritage de son père avec émotion, soulignant que l’acteur et réalisateur avait toujours voulu que les histoires et leurs créateurs restent au cœur de l’événement, et non sa propre personne. Elle a confié anticiper avec ferveur le moment où les cinéastes découvriront les réactions du public, une expérience qu’elle qualifie d’incroyable.

Parmi les films en compétition, on note « The Invite » d’Olivia Wilde, une comédie explorant les tensions lors d’un dîner entre voisins, ou encore « The Gallerist », qui réunit Natalie Portman et Jenna Ortega dans une satire du monde de l’art contemporain. La section documentaire propose également des œuvres percutantes, telles que « Kikuyu Land » sur le Kenya, ou « Hanging by a Wire », relatant un sauvetage périlleux au Pakistan.

Le départ de Park City, rendu nécessaire par la croissance du festival, suscite une certaine nostalgie chez ses organisateurs de longue date. John Nein, programmateur historique, reconnaît le caractère peu pratique et glacial des lieux, mais estime que cette atmosphère unique a toujours contribué au charme et à l’identité de l’événement. Cette ultime édition dans les Rocheuses de l’Utah marque ainsi la fin d’une ère, tout en ouvrant la voie à un nouveau chapitre pour le plus célèbre laboratoire du cinéma indépendant.

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