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Rachida Dati et la justice française s’affrontent dans une polémique institutionnelle

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La présidente du tribunal de Paris réagit aux critiques publiques de l’ancienne ministre, dénonçant une atteinte à l’autorité judiciaire.

Le président du tribunal judiciaire de Paris a pris publiquement position contre les déclarations de Rachida Dati, visant directement les magistrats chargés de son dossier. L’ancienne ministre de la Culture, récemment renvoyée en procès pour corruption et trafic d’influence aux côtés de Carlos Ghosn, avait vivement critiqué le déroulement de l’enquête, évoquant des dysfonctionnements et des violations des droits de la défense.

Dans un communiqué officiel, la présidence du tribunal a rappelé le principe fondamental de la présomption d’innocence tout en condamnant fermement les accusations portées contre les juges. Elle a souligné que ces attaques publiques, auxquelles les magistrats ne peuvent répondre en raison de leur devoir de réserve, nuisent à la crédibilité de l’institution judiciaire et érodent la confiance des citoyens.

Rachida Dati, par ailleurs pressentie pour briguer la mairie de Paris, conteste farouchement les charges retenues contre elle. Elle est accusée d’avoir perçu près d’un million d’euros entre 2010 et 2012 pour des missions de conseil supposément fictives, alors qu’elle siégeait au Parlement européen. Ses avocats ont annoncé leur intention de faire appel, arguant notamment de la prescription des faits allégués.

L’affaire, ouverte en 2019, dépasse le cadre strictement judiciaire en raison du profil politique de l’intéressée. Les récentes déclarations de l’ancienne Garde des Sceaux, elle-même magistrate de formation, ont ajouté une dimension institutionnelle inédite au dossier, suscitant un débat sur les limites de la critique adressée à la justice.

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