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Près de 400 millions de chrétiens vivent sous la menace de persécutions

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Le rapport annuel d’une organisation non gouvernementale dresse un constat alarmant. L’année 2025 a été marquée par une aggravation des pressions et des discriminations à l’encontre des communautés chrétiennes dans plusieurs régions du monde.

Selon les données publiées ce mercredi, plus de 388 millions de fidèles ont évolué dans des contextes où leur pratique religieuse les expose à des persécutions significatives. Ce chiffre, en hausse de huit millions par rapport à l’année précédente, représente un niveau sans précédent depuis le début de ce recensement. L’organisation précise que ce total ne correspond pas à des actes de violence individuels directs, mais reflète le nombre de personnes résidant dans des zones où les risques sont élevés.

La période étudiée, allant d’octobre 2024 à septembre 2025, fait état de plusieurs milliers d’incidents graves. Près de cinq mille décès ont été enregistrés, ainsi qu’un nombre équivalent d’arrestations et de détentions. Les lieux de culte n’ont pas été épargnés, avec plus de trois mille six cents églises prises pour cible. Le document souligne également que plus de vingt-deux mille personnes ont été contraintes à l’exil en raison de pressions religieuses, et rapporte plusieurs milliers de cas d’agressions sexuelles.

La Corée du Nord, la Somalie et le Yémen figurent une nouvelle fois en tête des pays où la situation est jugée la plus critique. Le Nigeria et la Chine se distinguent par un nombre particulièrement élevé d’attaques contre des édifices religieux. L’Inde, quant à elle, est le pays ayant enregistré le plus grand nombre de chrétiens incarcérés.

Cette évaluation, réalisée depuis 1993 sur la base de quatre-vingt-quatre critères et avec le concours d’un réseau de plusieurs milliers de contributeurs, vise à mesurer un spectre allant de l’ostracisme social aux violences physiques. Ses auteurs affirment une méthodologie rigoureuse, ne retenant que les cas où la motivation religieuse est clairement établie. Les situations de violence généralisée touchant l’ensemble d’une population, sans distinction de croyance, sont ainsi exclues du périmètre de l’étude.

Cette publication intervient dans un contexte où la question des persécutions religieuses est parfois instrumentalisée à des fins politiques. Les responsables de l’organisation maintiennent la neutralité de leurs travaux, tout en affirmant la solidité de leurs données, rendues publiques chaque année.

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