Économie
Médiation sur les retraites : le Medef campe sur 64 ans mais ouvre des pistes de compromis
Alors que les négociations entrent dans leur phase finale, l’organisation patronale maintient fermement l’âge légal à 64 ans tout en esquissant des concessions sur la pénibilité et les droits des femmes.
Le Medef a dévoilé mardi ses propositions dans le cadre des discussions sur les retraites, marquant une ligne rouge sur l’âge légal de départ, qu’il refuse de voir abaissé en dessous de 64 ans. En revanche, l’organisation patronale se dit prête à des ajustements concernant les conditions de travail éprouvantes et les carrières des mères de famille.
Sur la question de l’usure professionnelle, le patronat reconnaît la nécessité d’adapter le système pour mieux prendre en compte les métiers physiquement exigeants. Il évoque une révision du compte professionnel de prévention afin d’intégrer des critères comme le port de charges lourdes ou les postures pénibles. Une ouverture qui répond partiellement aux demandes syndicales, notamment celles de la CFDT.
Concernant les femmes, le Medef propose des mesures pour atténuer l’impact des maternités sur les carrières. L’idée serait de recalculer le salaire annuel moyen sur 23 ou 24 années au lieu de 25, améliorant ainsi le montant des pensions. Toutefois, ces aménagements ne doivent pas, selon le patronat, remettre en cause l’équilibre financier de la réforme ou alourdir les charges des entreprises.
Pour financer ces ajustements, le Medef suggère de resserrer les conditions d’accès aux carrières longues et de supprimer la surcote parentale instaurée par la réforme Borne. En parallèle, il avance l’idée d’une cogestion du système par les partenaires sociaux, sur le modèle de l’Agirc-Arrco, avec une « règle d’or » garantissant l’équilibre des comptes.
Les syndicats, bien que critiques sur le maintien de l’âge à 64 ans, saluent certaines avancées. La CFDT espère encore infléchir la position du patronat, tandis que la CFTC juge les propositions encore trop timides. La CFE-CGC, quant à elle, refuse catégoriquement de valider le report de l’âge légal.
Reste que ces discussions butent sur une réalité financière : malgré la réforme, un déficit de 6,6 milliards d’euros est toujours prévu en 2030. Le gouvernement attend des acteurs sociaux qu’ils trouvent des solutions pérennes, mais le chemin vers un consensus semble encore long.
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