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Marine Le Pen face à la justice, l’enjeu d’une présidence
La dirigeante du Rassemblement national a assuré, lors de la première journée de son procès en appel, n’avoir jamais eu conscience d’enfreindre la loi dans le dossier des assistants parlementaires européens. Cette audience capitale se tient à quelques mois de l’élection présidentielle.
Devant la cour d’appel de Paris, Marine Le Pen a présenté sa défense mardi. Interrogée sur les motifs de son recours contre une condamnation prononcée au printemps dernier, elle a fermement rejeté toute intention délictueuse. Selon elle, les embauches effectuées au sein du Parlement européen, puis la mise en commun de ces collaborateurs, ont toujours été menées en toute transparence, sans volonté de dissimulation. La présidente du groupe parlementaire RN a souligné que les contrats avaient été déposés conformément aux règles et que les organigrammes étaient publics.
L’affaire concerne l’utilisation présumée de fonds européens pour rémunérer, entre 2004 et 2016, des employés du parti alors en difficulté financière. Le tribunal correctionnel avait retenu un préjudice de plusieurs millions d’euros pour l’institution de Strasbourg. En première instance, Marine Le Pen avait écopé d’une peine d’inéligibilité avec exécution immédiate, assortie d’une condamnation pénale. Une décision qui avait marqué un tournant dans le paysage politique, survenant alors que l’intéressée dominait les sondages pour la prochaine élection présidentielle.
Lors de cette nouvelle audience, l’élue a également pointé le rôle du Parlement européen, estimant que celui-ci n’avait pas rempli son devoir de contrôle en amont. Plusieurs autres cadres du mouvement, dont Louis Aliot et Nicolas Bay, comparaissent à ses côtés. Ils ont tous, à la barre, adopté une ligne de défense similaire, affirmant n’avoir perçu aucune illégalité dans les pratiques mises en cause.
L’avocat représentant le Parlement européen, partie civile, a noté une évolution dans le discours des prévenus par rapport au premier procès, où la contestation des faits avait été, selon ses termes, plus frontale. L’audience, qui doit se poursuivre jusqu’à la mi-février, a été suspendue en fin de journée et reprendra mercredi.
L’issue de cette procédure est attendue avec une particulière acuité, car elle conditionne directement la possibilité pour Marine Le Pen de se porter candidate en 2027. Une confirmation de sa condamnation, sous certaines conditions de durée et de modalités, pourrait en effet compromettre sa participation au scrutin. La dirigeante a indiqué qu’elle se conformerait au verdict de la cour d’appel, sans attendre un éventuel pourvoi en cassation, cette dernière instance s’étant engagée à statuer rapidement si elle était saisie.
Dans l’intervalle, la perspective d’une candidature de Jordan Bardella, présenté comme son successeur naturel, a gagné en crédibilité dans les enquêtes d’opinion. Le procès en appel intervient ainsi à un moment charnière, où l’avenir du principal parti d’opposition et la configuration de la prochaine campagne présidentielle se jouent entre les murs du palais de justice.
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