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L’Iranienne Mahdieh Esfandiari face à la justice française pour apologie du terrorisme

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Alors que son procès s’ouvre à Paris, la prévenue, dont le cas est évoqué dans les discussions diplomatiques entre la France et l’Iran, entend réfuter les accusations portées contre elle.

Le tribunal correctionnel de Paris examine cette semaine le dossier de Mahdieh Esfandiari, une ressortissante iranienne de 39 ans poursuivie pour apologie d’actes terroristes et provocation en ligne. Cette audience intervient dans un contexte international sensible, alors que Téhéran a exprimé à plusieurs reprises son souhait de procéder à un échange entre cette femme et les deux ressortissants français, Cécile Kohler et Jacques Paris, toujours retenus en Iran après leur libération conditionnelle. La diplomatie française se refuse à tout commentaire sur cette procédure judiciaire en cours.

Avant l’ouverture des débats, la prévenue a déclaré vouloir rétablir la vérité sur son affaire, évoquant des informations erronées diffusées à son sujet. Son avocat, Me Nabil Boudi, a pour sa part affirmé attendre un acquittement complet. Le procès, qui doit durer quatre jours, se tient parallèlement à une période de fortes tensions en Iran, marquée par un mouvement de protestation réprimé avec fermeté.

Les faits reprochés à Mahdieh Esfandiari remontent à une période s’étendant de 2023 à décembre 2024. Les enquêteurs estiment qu’elle a tenu une place centrale au sein d’une organisation dénommée « Axe de la Résistance », active sur plusieurs plateformes numériques. Elle est notamment accusée d’avoir relayé des publications faisant l’éloge de l’offensive menée par le Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, et d’avoir tenu des propos injurieux envers la communauté juive. La prévenue conteste fermement ces accusations.

Elle comparaît aux côtés de quatre autres personnes, dont l’essayiste Alain Soral, qui n’était pas présent à l’audience. Arrivée en France en 2018, Mahdieh Esfandiari y avait fondé une société de traduction. Libérée sous contrôle judiciaire fin octobre après huit mois de détention provisoire, elle se voit interdire de quitter le territoire français.

Dans le même temps, la situation des deux Français en Iran reste au cœur des préoccupations. Leurs familles ont indiqué qu’ils se portaient bien et que leur sécurité était assurée, tout en exprimant leur vif désir de rentrer en France. Les autorités iraniennes affirment qu’un accord d’échange a été négocié, attendant que les procédures judiciaires respectives aboutissent dans les deux pays. Le gouvernement français, quant à lui, maintient une position de réserve, soulignant la complexité et la fragilité du dossier.

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