Monde
L’exode forcé d’une communauté bédouine en Cisjordanie
Sous la pression de colons israéliens, des familles palestiniennes quittent leurs terres ancestrales. Un départ contraint qui illustre les tensions persistantes dans les territoires occupés.
Les habitants du hameau de Ras Ein al-Auja, en Cisjordanie, ont entamé un déménagement douloureux. Ces dernières semaines, plusieurs dizaines de familles bédouines ont démonté leurs habitations et chargé leurs biens sur des camions, contraintes d’abandonner leurs terres. Cette décision fait suite à une pression constante exercée par des colons israéliens installés à proximité, dont les actions ont rendu la vie sur place intenable.
Selon des résidents, les incidents se sont multipliés au cours des deux dernières années, prenant la forme de harcèlement nocturne, de coupures des conduites d’eau et d’électricité, ou encore de l’introduction de troupeaux rivaux sur les pâturages. La source d’eau, élément vital pour cette communauté d’éleveurs, a été détournée au printemps dernier, privant les familles d’une ressource essentielle à leur autonomie. La présence de forces de sécurité israéliennes, bien que régulière selon l’armée qui affirme intervenir pour « prévenir les frictions », n’a pas suffi à endiguer le phénomène.
Cette situation a conduit à un effritement progressif de la communauté. Près de la moitié des familles ont déjà quitté les lieux, cherchant refuge ailleurs en Cisjordanie. Ce déplacement représente une rupture profonde avec un mode de vie séculaire. Pour ces populations, quitter leurs terres signifie non seulement perdre leur foyer, mais aussi voir disparaître les fondements de leur culture et de leur identité pastorale.
Le cas de Ras Ein al-Auja s’inscrit dans un contexte plus large. Des observateurs dénoncent une stratégie visant, par divers moyens de pression, à modifier la composition démographique de certaines zones de la Cisjordanie, désignée comme zone C et placée sous contrôle administratif et militaire israélien. Les communautés bédouines, par leur dépendance à la terre et leur isolement géographique, se trouvent particulièrement exposées à ces dynamiques.
L’avenir des familles déplacées reste incertain. Certaines se sont dirigées vers la région d’Hébron, tandis que d’autres craignent que leur réinstallation dans d’autres secteurs ruraux ne soit que temporaire, les exposant à de nouveaux départs forcés. Cet épisode souligne les défis persistants liés à la coexistence dans les territoires occupés, où la sécurité et les droits des populations civiles restent une question épineuse et non résolue.
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