Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

L’Eurogroupe s’apprête à désigner son nouveau président

Article

le

Le choix du successeur de Paschal Donohoe intervient dans un contexte de discussions tendues sur le financement de l’Ukraine, alors qu’un autre poste clé à la Banque centrale européenne commence également à susciter des manœuvres.

Les ministres des Finances de la zone euro se réunissent ce jeudi à Bruxelles pour élire le nouveau président de l’Eurogroupe. Le scrutin oppose le ministre grec Kyriakos Pierrakakis à son homologue belge Vincent Van Peteghem. Cette élection se tient alors que les Vingt-Sept sont profondément divisés sur l’utilisation des revenus générés par les avoirs russes gelés pour soutenir l’Ukraine, un dossier qui figurera à l’ordre du jour d’un dîner des ministres ce soir et d’un sommet européen la semaine prochaine.

Kyriakos Pierrakakis, en poste depuis seulement mars, présente sa candidature comme un symbole de la résilience économique de la Grèce, une décennie après la grave crise qui a ébranlé le pays et la monnaie unique. Il mise sur son expérience en matière de modernisation numérique de l’État, acquise dans des fonctions ministérielles précédentes. Face à lui, Vincent Van Peteghem met en avant sa connaissance des arcanes bruxelloises et son habitude des compromis au sein des coalitions gouvernementales belges. Il défend une ligne rigoureuse sur l’assainissement des finances publiques.

La candidature du ministre belge est toutefois examinée à la loupe dans un climat de fortes tensions. La Belgique, où sont détenus la majorité des avoirs russes immobilisés, s’oppose avec fermeté au projet européen d’utiliser les revenus de ces actifs pour garantir un prêt à Kiev. Les autorités belges redoutent des poursuites judiciaires de la part de Moscou et exigent des garanties solides de leurs partenaires. Ce différend complexe pèse sur les débats entourant l’élection.

Parallèlement, l’Eurogroupe va officiellement lancer le processus de désignation du futur vice-président de la Banque centrale européenne, dont le mandat s’achèvera en mai 2026. L’instance jouera un rôle prépondérant dans la sélection du successeur de l’Espagnol Luis de Guindos, une étape considérée comme un prélude à des nominations plus importantes au sein du directoire de l’institution de Francfort dans les années à venir.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus