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Les sénateurs socialistes lancent une enquête sur l’argent privé en politique

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Une commission d’enquête parlementaire va se pencher sur l’influence et les modes de financement des fondations privées, ciblant explicitement l’écosystème de l’homme d’affaires Pierre-Edouard Stérin.

Les élus du groupe socialiste au Sénat ont officialisé ce mercredi la création d’une commission d’enquête consacrée aux fondations privées et à leur rôle dans le débat public. Cette initiative, présentée comme une réponse à des préoccupations démocratiques, entend examiner les circuits financiers et les mécanismes d’influence qui échappent au cadre traditionnel du financement politique.

La sénatrice de Paris Colombe Brossel, à l’origine de cette démarche, a souligné la nécessité d’une plus grande clarté concernant les soutiens apportés à certaines initiatives. Elle a évoqué la construction d’une forme de protection face à des actions qu’elle a décrites comme particulièrement structurées et dotées de moyens substantiels, intervenant dans des domaines politiques majeurs. Le nom de l’entrepreneur Pierre-Edouard Stérin, promoteur du projet Périclès visant à fédérer des sensibilités de droite, a été cité en exemple.

Le champ d’investigation de cette commission, dont les travaux devraient débuter fin janvier, ne se limitera pas à un seul acteur. Les sénateurs entendent explorer l’ensemble des modalités de financement privé, y compris les questions liées à la régulation des médias. L’empire de Vincent Bolloré pourrait ainsi également faire l’objet d’examens. Dotée de pouvoirs étendus pour convoquer et auditionner, la commission disposera d’une période de six mois pour mener ses investigations avant de rendre un rapport. Ses conclusions pourraient déboucher sur des propositions de réforme législative.

Cette annonce intervient dans un contexte où Pierre-Edouard Stérin a récemment fait l’objet d’une audition judiciaire, consécutive à son refus de comparaître devant une commission d’enquête de l’Assemblée nationale au printemps dernier. Le Sénat renforce ainsi une pratique désormais établie, ayant produit ces dernières années plusieurs enquêtes marquantes sur des sujets variés, de l’affaire Benalla à l’influence des cabinets de conseil, en passant par des questions environnementales ou économiques.

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