Nous rejoindre sur les réseaux

News

Le parquet de Marseille conteste les peines prononcées après l’effondrement meurtrier

Article

le

La justice marseillaise a décidé de se pourvoir en appel, estimant les sanctions insuffisantes au regard des faits survenus en 2018 dans le centre-ville.

Le ministère public a formellement annoncé son intention de contester les condamnations prononcées dans le dossier de l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne. Cette décision intervient après un verdict jugé trop clément par les magistrats, qui avaient initialement requis des sanctions plus sévères. Huit personnes avaient perdu la vie lors de cette catastrophe survenue en novembre 2018.

Le tribunal correctionnel avait rendu son arrêt début juillet, prononçant trois peines d’emprisonnement ferme et plusieurs condamnations avec sursis, pour un total de 358 000 euros d’amendes. Parmi les principaux concernés figurent un expert-architecte, un ancien élu municipal en charge du logement insalubre, ainsi que plusieurs propriétaires des bâtiments délabrés. Les peines varient de deux à quatre ans d’incarcération, partiellement aménageables.

Plusieurs parties prenantes ont également fait connaître leur volonté de se pourvoir en appel, notamment des représentants des victimes et certains des condamnés. Cette procédure devrait conduire à un nouveau procès, prolongeant ainsi le chemin judiciaire entamé il y a près de sept ans. Les enjeux portent autant sur la responsabilité pénale des acteurs impliqués que sur les standards de sécurité dans le parc immobilier marseillais.

L’affaire continue de susciter une vive émotion dans la cité phocéenne, où la question des logements indignes reste une préoccupation majeure. Les prochaines audiences devraient permettre d’examiner plus avant les manquements ayant conduit à cette situation dramatique.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus