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Le long calvaire d’Andry, migrant vénézuélien libéré des geôles salvadoriennes

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Après avoir tenté de rejoindre son compagnon aux États-Unis, un jeune Vénézuélien a été déporté puis incarcéré dans un centre de haute sécurité au Salvador. Libéré au bout de quatre mois, il témoigne des violences subies et d’un rêve d’amour brisé.

Andry Hernandez avait quitté le Venezuela avec l’espoir de bâtir une existence nouvelle aux côtés de Paul, son compagnon rencontré en ligne. Leur projet était de créer une association venant en aide aux enfants malades. Mais son parcours migratoire a viré au cauchemar. Après avoir traversé périlleusement l’Amérique centrale, il fut arrêté à la frontière américaine puis expulsé vers le Mexique.

C’est en tentant de régulariser sa situation via une procédure officielle qu’il fut interpellé une seconde fois. Les autorités l’ont alors associé à un groupe criminel en raison de tatouages religieux présents sur ses poignets. Malgré ses dénégations, il fut transféré vers un centre de détention californien avant d’être envoyé au Salvador. Là-bas, il a découvert l’univers carcéral du Cecot, un établissement réservé aux détenus considérés comme particulièrement dangereux.

Pendant quatre mois, Andry Hernandez affirme avoir subi des traitements d’une extrême brutalité. Isolement, violences physiques et agressions sexuelles ont marqué son incarcération. Les gardiens, selon ses dires, n’ont tenu aucun compte de ses explications ni de son innocence présumée. Il décrit des conditions de détention inhumaines, dans des cellules exiguës et privées de lumière.

Aujourd’hui libéré et de retour dans son village natal, il tente de reconstruire son existence. Les séquelles psychologiques demeurent profondes. Bien que réuni avec sa famille, il garde en mémoire le projet de vie partagé avec Paul, désormais compromis. Malgré tout, il n’exclut pas de retenter sa chance pour entrer légalement aux États-Unis, là où l’attend peut-être encore celui pour qui il a tout risqué.

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